Fin de semestre prudent sur les bourses (+débriefing actions européennes)

©AFP

Les marchés européens restent partagés entre la publication de bons indicateurs - notamment en Chine - et l'évolution de la pandémie de coronavirus.

Les principaux indices actions en Europe ont globalement terminé le premier semestre sur une note négative, à l'exception notable de la Bourse de Francfort. La première partie de l'année "devrait entrer dans l'histoire", note Jochen Stanzl, analyste chez CMC Markets. "Jamais les marchés ne sont tombés aussi rapidement et ont de nouveau augmenté presque aussi rapidement."

Le DAX allemand a progressé de 0,64%, tandis que le CAC 40 a reculé de 0,19% et le Footsie britannique de 0,90%. L'indice paneuropéen Stoxx 600 a de son côté pris 0,13%.

Le compartiment technologique affiche la meilleure performance sectorielle du jour (+1,63%), porté notamment par le segment des semi-conducteurs. Lequel a profité de la prévision de chiffre d'affaires supérieure aux attentes de l'américain Micron Technology. À Paris, STMicroelectronics a terminé en tête du CAC 40 avec un bond de 3,07%. Dialog Semiconductor a pour sa part gagné 5,21% à Francfort.

Wirecard a poursuivi son rebond, prenant 75,77% au lendemain de son envol de 154%. À noter que l'action accuse toujours une chute de plus de 95% depuis son pic du 22 avril.

Le titre Natixis a signé l'une des plus fortes baisses en Europe (-3,29%). Selon le Financial Times, l'autorité britannique de régulation financière (FCA) enquête sur la vente par la société de gestion H2O Asset Management, filiale de la banque française, d'actions et d'obligations illiquides au financier allemand controversé Lars Windhorst. "Ce n'est jamais agréable quand une banque se fait auditer par le gendarme boursier. Il y a des craintes sur ce que ça pourrait donner", a réagi un trader basé à Paris.

Le géant pétrolier Royal Dutch Shell (-3,12%)  va déprécier de 22 milliards de dollars (19,6 milliards d'euros) la valeur de ses actifs face à la crise provoquée par le coronavirus. Il s'attend en outre à un plongeon de 40% de ses ventes de carburant au deuxième trimestre, par rapport à la même période de 2019, à 4 millions de barils par jour (bpj).

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