Goldman Sachs dopé par ses activités de trading

©REUTERS

La banque d'affaires américaine a largement dépassé les attentes au deuxième trimestre grâce à l'envolée de ses activités de trading. Son titre montait de 1,68% en début de séance à Wall Street.

Goldman Sachs a largement profité du récent rebond boursier. Sur les trois derniers mois, l’établissement a vu ses revenus bondir de 41% pour atteindre 13,3 milliards de dollars, bien au-dessus des 9,73 milliards prévus par les analystes. Son bénéfice net s’est quant à lui élevé à 2,25 milliards de dollars, en hausse de 2% sur un an. Rapporté par action, il s'élève à 6,26 dollars, ce qui est bien plus que les 3,78 dollars anticipés par les analystes.

 " Les turbulences que nous avons vues ces derniers mois ne font que renforcer notre engagement envers la stratégie que nous avons exposée plus tôt cette année aux investisseurs ", a déclaré le CEO de la banque David Solomon dans un communiqué.

+94%
Les revenus des activités de trading de Goldman Sachs se sont envolés au deuxième trimestre.

Ce sont surtout les revenus liés aux activités de trading qui se sont envolés de 93% sur la période, dépassant les attentes des analystes d’environ 2 milliards et demi de dollars. Une performance étroitement liée aux milliers de milliards de dollars injectés par la Réserve fédérale américaine pour stabiliser les marchés qui avaient atteint leur plus bas autour de la mi-mars.

Même tendance que ses rivales

Pour Goldman Sachs, ces résultats meilleurs que prévu s'inscrivent dans la tendance dessinée la veille par ses rivales JPMorgan Chase et Citigroup, dont les bonnes performances dans les activités de trading ont permis d'atténuer l'effet de la pandémie.

Ces dernières, beaucoup plus exposées aux éventuels défauts de paiement des particuliers et entreprises, ont dû mettre de côté plusieurs milliards de dollars pour faire face aux impayés.

Goldman Sachs a aussi fait grimper ses provisions pour crédits impayés, à 1,59 milliard de dollars contre 214 millions il y a un an, pour " refléter les nouvelles prévisions d'une détérioration de l'environnement économique ".  Elles restent toutefois bien moindre que les 10,5 milliards de dollars mis de côté par JPMorgan Chase ou les 7,9 milliards mis en réserve par Citigroup.

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