Hésitations entre coronavirus et espoirs de reprise (Débriefing actions européennes)

©REUTERS

Le risque de voir de nouvelles restrictions s'appliquer a inquiété les investisseurs, mais certains espèrent une reprise prochaine. BofA est de ceux-là.

La deuxième vague de la pandémie de coronavirus continue à progresser et certains investisseurs s'en inquiètent, tandis que d'autres, comme Bank of America (BofA), voient déjà plus loin et tablent sur une reprise. En attendant, les chiffres de la pandémie continuent à s'aggraver. Des restrictions plus sévères semblent aussi imminentes, notamment à Paris où il est question d'un état d'alerte maximal, synonyme de fermeture des bars, restaurants, etc. En Bourse de Paris, le Cac 40 (+0,02%) a fait du surplace. L'action de la chaîne hôtelière Accor a vu son action abandonner 2,39%.

Les informations de fusions et acquisitions ont toutefois provoqué quelques belles progressions en bourse. Dans le secteur de la construction, le groupe espagnol ACS (Actividades de construcción y servicios) est en discussion avec le français Vinci pour lui céder sa branche industrielle pour 5,2 milliards d'euros. L'information a provoqué un envol de 25,85% de l'action ACS , tandis que le titre Vinci a grimpé de 4,41%. Ces hausses ont permis au secteur de la construction de progresser de 1,66% malgré le contexte mitigé du jour.

La nette baisse des prix pétroliers a aussi pesé sur les cours. Le Brent perdait 3% vendredi à 18h, ce qui a provoqué un recul de 0,36% des valeurs du secteur énergétique en Europe. Total a cédé 0,98%. BP a reculé de 1,74%. Royal Dutch Shell a résisté et a pris 1,10%.

Les craintes des investisseurs à l'égard de la deuxième vague de contaminations ont aussi pesé sur le secteur automobile , qui a perdu 0,52%.

Serait-ce le moment d'acheter? C'est en tout cas l'avis de Bank of America qui, dans une note publiée vendredi, estime que la deuxième vague de la pandémie de coronavirus en Europe devrait commencer à s'estomper, ce qui permettrait aux indices PMI (Purchasing Managers Indexes) de remonter et laisserait entrevoir une hausse de 10% des actions européennes d'ici fin 2020. Rendez-vous est pris pour décembre.

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