Publicité

L'action EDF est "trop bon marché pour être ignorée"

Les prix de l'énergie donnent des ailes à l'action EDF, dont le cours a grossi de 14% au cours des trois dernières séances. Ce qui fait dire aux analystes de Morgan Stanley que l'électricien est sous-évalué en bourse. ©REUTERS

Les marchés européens sont parvenus à remonter la pente ce mardi, mettant un terme à trois séances consécutives dans le rouge. Les titres liés à l'énergie étaient très recherchés.

Revigorés par la bonne tenue des valeurs bancaires et des actions liées à l'énergie, les grands indices européens ont rebondi, ce mardi, après un début de semaine teinté de rouge. Le retour dans le vert des actions technologiques après sept séances consécutives de pertes a également soutenu la tendance.

À la cloche, le Bel 20 est parvenu à avancer de 0,68%. Les hausses étaient plus franches chez nos voisins européens et Wall Street se reprenait également à mi-séance. Le Nasdaq gagnait 1,39% à l'heure de la fermeture des marchés en Europe, se remettant quelque peu de sa glissade de 2,14% de la veille, grâce au réveil des grands noms de la "tech" américaine.

L'énergie aux premières loges

La hausse des prix du gaz et du pétrole a encore mis les valeurs du secteur de l'énergie sur le devant de la scène. À Bruxelles, Exmar , le transporteur maritime de gaz liquide, a pris plus de 8% sur la séance. Lors du mois écoulé, son titre a gonflé de 46%.

"Il faut souligner la forte reprise attendue en fin d'année pour EDF après des nouvelles rassurantes sur l'intervention du gouvernement".
Les analystes de Morgan Stanley

Preuve de la frénésie qui agite le secteur, le prix du gaz sur l'importante bourse du gaz néerlandaise TTF a dépassé pour la première fois de son histoire la barre symbolique des 100 euros par mégawattheure.

À Paris, EDF profite aussi de l'emballement des prix de l'énergie. L'électricien français a progressé de 5,49% ce mardi et gagne plus de 14% depuis le premier octobre. L'action s'échange actuellement au-dessus des 12 euros. Les analystes de Morgan Stanley estiment que le titre de l'énergéticien est "trop bon marché pour être ignoré" et relèvent leur objectif de cours à 19 euros. Ils justifient leur optimisme par "la forte reprise attendue en fin d'année après des nouvelles rassurantes sur l'intervention du gouvernement et alors que la visibilité augmente sur les bénéfices de 2022".

Les bancaires en pleine forme

Le resserrement attendu de la politique monétaire de plusieurs banques centrales conjugué à la remontée des rendements obligataires a donné du tonus au wagon bancaire, plus forte hausse sectorielle du jour.

À Bruxelles, la progression du Bel 20 a ainsi été soutenue par KBC  (+3,23%). Le bancassureur a aussi pu compter sur une note élogieuse de JPMorgan pour prendre les commandes de l'indice bruxellois. À Paris, Crédit Agricole (+5,67%) a terminé en tête du CAC 40, devant Société Générale (+4,34%) et BNP Paribas (+4,62%).

-25,7%
Le marché automobile allemand a encaissé son pire mois de septembre depuis 30 ans avec moins de 200.000 véhicules neufs écoulés, soit une chute de 25,7% sur un an.

À l'inverse, le secteur automobile avait plus de mal à aller de l'avant. En cause, encore et toujours, les pénuries de puces qui grippent les chaînes d'assemblage. "Nous voyons que ces effets se poursuivront probablement jusqu'en 2022", a ainsi prévenu Nikolai Setzer, le patron de Continental (-0,78%), dans une réaction aux chiffres des immatriculations outre-Rhin. 200.000 véhicules neufs ont été écoulés le mois dernier en Allemagne, du jamais vu en 30 ans au pays de l'automobile.

AB InBev coincée dans le rouge

Sur le DAX de Francfort, le fabricant de puces électroniques Infineon a rassuré la cote avec les commentaires donnés à l'occasion de sa journée des investisseurs. Le géant européen des composants pour cartes à puce a revu ses ambitions à la hausse, tablant à présent sur une marge opérationnelle de 20% en 2022, soit plus que les 18% anticipés jusqu'ici. Son titre a pris près de 5%.

Sur le marché bruxellois, l'action AB InBev a reculé de 0,46%. Selon l'agence Bloomberg, le numéro un mondial de la bière pour mettre à l'étalage certaines de ses marques régionales allemandes. Une opération qui pourrait lui rapporter un milliard d'euros, mais qui ne semble pas emballer la cote.

Galapagos a encore perdu des plumes. La biotech a abandonné 1,25% ce mardi et près de 65% sur l'année écoulée. Deux fans de la première heure, Goldman Sachs et Citi, ont réduit leur prix cible sur l'entreprise malinoise.

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés