Publicité

L'action Eutelsat a la tête dans les étoiles

Des ingénieurs travaillant sur un satellite Eutelsat, dont l'action s'est envolée de 15% à Paris. ©AFP

L'Europe des marchés a terminé le mois en retrait, la séance de ce jeudi n'ayant pas permis aux indices de relever la tête. Le Bel 20 a fait exception grâce à Ageas.

Septembre est historiquement un mois compliqué sur les marchés boursiers. La cuvée 2021 ne fait pas exception à la règle alors que la cote a réagi nerveusement à chaque signe d'accélération de l'inflation ou chaque commentaire venant d'une banque centrale évoquant une réduction des mesures de soutien à l'économie.

Les grands indices européens et américains ont ainsi perdu des plumes sur l'ensemble du mois après une belle série de hausses mensuelles. Le Bel 20, par exemple, n'avait plus terminé un mois dans le rouge depuis décembre dernier.

Ageas en soutien du Bel 20

Ce jeudi, l'indice phare du marché bruxellois a tout de même terminé en nette hausse de 0,8%, grâce à la remontée d'Ageas. Le Bel 20 faisait même figure d'exception dans le paysage européen où les indices ont clôturé dans le désordre et avec de faibles variations.

Le Stoxx 600 Europe a fini en retrait de 0,05%. Il affiche un recul d'un peu plus de 3% sur le mois de septembre, sa première performance mensuelle négative depuis janvier, qui ramène sa progression depuis le début de l'année à un peu plus de 14%.

À Wall Street, les trois principaux indices évoluaient en baisse à mi-séance, le Dow Jones lâchant 0,97%, le S&P 500 0,56% et le Nasdaq 0,06%.

Les ventes de H&M souffrent des perturbations constatées dans les chaînes d'approvisionnement.

H&M dans le dur

Les valeurs liées aux matières premières ont mené la danse des hausses du jour, profitant notamment du raffermissement du billet vert.

À la baisse, on retrouvait le numéro deux mondial de l'habillement H&M. Le groupe suédois a abandonné 3,43% alors qu'il avait prévenu le marché que ses ventes du mois écoulé avaient été freinées par des perturbations dans les chaînes d'approvisionnement.

12,10
euros
La proposition de Patrick Drahi évalue Eutelsat à 12,10 euros par action, tout dividende attaché. L'offre rejetée valorise le champion des satellites à environ 2,8 milliards d'euros.

Eutelsat to the moon!

À Paris, Carrefour a joué au yo-yo, démarrant dans un premier temps dans le rouge avant de bondir de plus de 3% en réaction aux rumeurs évoquant un éventuel rapprochement avec le concurrent Auchan. Mais l'euphorie a tourné court. À la cloche, le titre du distributeur affichait un repli de près de 3%.

Toujours à Paris, l'action Eutelsat s'est envolée de 15% pour se rapprocher des 12 euros mis sur la table par le milliardaire Patrick Drahi pour racheter l'opérateur européen de satellites. Mais ce dernier a rejeté les avances de l'actionnaire majoritaire d'Altice.

Fosun à fond sur Ageas

Le groupe chinois Fosun a augmenté sa participation dans Ageas , contrôlant à plus de 10% du flottant de l'assureur. Avec le géant de l'assurance Ping An qui en contrôle également un peu plus de 5 %, l'assureur belge est désormais détenu à plus de 15 % par des Chinois.

Le fait que Fosun a régulièrement racheté des actions au cours des deux dernières années est interprété par le marché comme un signal positif.

Le fait que Fosun a régulièrement racheté des actions au cours des deux dernières années est interprété par le marché comme un signal positif. Le cours de l'action d'Ageas a bondi de 5,8% pour atteindre 42,82, son plus haut niveau depuis près d'un mois, et atténuer quelque peu les effets d'un été difficile.

À l'autre bout du Bel 20, Colruyt faisait peine à voir. L'action du distributeur de Halle a fondu de 9% en réaction aux prévisions de bénéfice pessimistes annoncées la veille.

En dehors de l'indice vedette, la biotech Oxurion était à l'honneur avec un bond de 10,17% à 1,93 euros. Son candidat médicament pour soigner l'œdème maculaire diabétique a donné des résultats positifs dans une étude de phase II. Chez KBC Securities, on se réjouit des résultats annoncés, mais les analystes restent prudents et veulent attendre la suite de l'étude clinique avant de s'enflammer. Ils passent tout de même à l'achat sur le titre de la biotech sans en changer l'objectif de cours, toujours fixé à 3 euros.

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés