L'attentisme reste de mise (débriefing actions européennes)

©AFP

Les investisseurs sont restés prudents alors que les principaux risques pour la croissance sont toujours présents. L'espoir d'un accord USA-Chine a soutenu les secteurs du luxe et de l'automobile.

Les marchés européens ont à nouveau clôturé sans direction claire. Ce mercredi, comme la veille, les investisseurs ont préféré jouer la carte de la prudence en attendant d'en savoir davantage sur les grands risques qui pourraient toujours faire dérailler la croissance économique, comme le conflit commercial sino-américain ou encore le Brexit. En clôture, les grands indices boursiers du Vieux Continent ont fini en sens divers: le Cac 40  a perdu 0,05% mais le DAX  a gagné 0,38% et le FTSE 100  a pris 0,36%.

En Bourse de Londres, British American Tobacco  s'est distingué en bondissant de 3,15%. Le cigarettier a relevé ses prévisions pour l'ensemble de l'année. Jusqu'à présent, il escomptait une augmentation de 3 à 5% de son chiffre d'affaires mais désormais, le groupe britannique vise le haut de cette fourchette d'estimations.

Grâce aux récents commentaires positifs sur les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, les valeurs du luxe, dont la croissance est très dépendante du marché chinois, se sont installées dans le haut du classement des variations du jour. À Paris, Hermès  a grimpé de 1,62%. À Zurich, Richemont   a avancé de 1,29%. À Milan, Salvatore Ferragamo  a progressé de 2,94%.

L'espoir d'avancées dans les tractations entre Washington et Pékin ont aussi bénéficié au secteur automobile, dont le principal vecteur de croissance est également le marché chinois. Les constructeurs français Peugeot  (+0,81%) et Renault  (+0,34%), ainsi que l'Allemand Volkswagen  (+1,14%), ont vu leurs actions progresser en bourse.

Les valeurs bancaires, également sensibles à la conjoncture économique mondiale, se sont, elles aussi, inscrites à la hausse. Deutsche Bank  a pris 1,14%. Crédit Suisse  a avancé de 0,76%. Les actions des institutions financières ont également bénéficié d'une légère tension des taux d'intérêt, alors que ceux-ci étaient orientés à la baisse depuis plus de deux semaines. Des taux plus élevés sont synonymes de marges potentiellement plus confortables pour les établissements de crédit.

Deutsche Telekom  (+1,33%) et Orange  (stable) ont animé la séance. Selon le Handelsblatt, l'opérateur allemand examinerait une fusion avec le groupe français. Mais ce dernier a démenti tout contact.

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