L'auto monte, les banques plient (débriefing actions européennes)

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Le secteur automobile s'est distingué en Bourse, après l'annonce d'un rapprochement entre Fiat Chrysler et Renault. Les valeurs bancaires italiennes ont souffert après l'annonce de la préparation d'une sanction de la Commission européenne contre Rome.

Les marchés européens ont clôturé en légère hausse, ce lundi, dans des volumes généralement bien plus faibles qu'en temps normal, à cause du congé observé à la fois à Wall Street, pour le Memorial Day américain, et à Londres, à l'occasion du Spring Bank Holiday. En clôture, le CAC 40  a gagné 0,37% et le DAX  a pris 0,50%.

La séance a toutefois été animée par l'annonce d'un rapprochement envisagé entre Fiat Chrysler Automobiles (FCA)  et Renault , un projet qui pourrait aller jusqu'à une fusion des deux groupes. En Bourse de Milan, FCA a bondi de 7,98% et à Paris, Renault s'est envolé de 12,09%.

Il s'agirait d'une fusion entre égaux, avec un échange d'actions qui permettrait à l'un de détenir 50% de l'autre. Pour les actionnaires du constructeur français, cet échange d'actions "sera relutif, autrement dit, cela va accroître le bénéfice par action", indique Justin Hilbert, analyste de Churchill Capital, cité par l'agence Bloomberg.

Peugeot délaissé

L'information a, par contre, pesé sur le cours de Peugeot , qui a reculé de 3,25%. Non seulement l'opération FCA-Renault pourrait raviver la concurrence à laquelle Peugeot devra faire face à l'avenir mais en plus, ce dernier perd là une éventuelle chance de faire lui-même l'objet d'une offre d'acquisition, ce qui peut expliquer le recul de son cours de Bourse.

Cela n'a pas empêché l'indice européen des constructeurs et équipementiers automobiles d'afficher la plus forte hausse sectorielle du jour en Europe.

A l'opposé, les valeurs bancaires ont souffert. C'est principalement dû à la baisse des actions des grandes banques italiennes. La Commission européenne devrait lancer une procédure contre l'Italie à cause de l'endettement excessif du pays, d'après des sources citées par l'agence Reuters. Cette information a provoqué une tension des taux d'intérêt des obligations gouvernementales italiennes.

Banques italiennes en recul

Le taux italien à dix ans a grimpé à plus de 2,63%, contre 2,58% juste avant cette annonce et 2,55% vendredi à la clôture du marché secondaire. Dans la foulée, les actions des banques italiennes se sont nettement repliées. UniCredit  a baissé de 2,28%. Banco BPM  a abandonné 2,39%. Ubi Banca  a cédé 2,36%.

Fincantieri  a bondi de 8,17%. Banca Akros a relevé sa recommandation à "acheter", contre "accumuler" auparavant, estimant le groupe de construction navale "plus fort que jamais".

En Bourse de Paris, Société Générale  a chuté de 6,53%, ce qui a contribué au recul de l'indice bancaire sectoriel. Mais il s'agit là de l'effet du détachement d'un coupon représentant un dividende brut de 2,20 euros par action du groupe français. Sans cela, SocGen aurait pris 2,63%.

Akzo Nobel  a gagné 2,54%. Le groupe chimique néerlandais a annoncé avoir racheté 1,78 million de ses propres titres au cours de la semaine écoulée, pour un montant total de 136,6 millions d'euros. Ces transactions font partie d'un plan d'acquisition d'actions propres de 2,5 milliards d'euros en tout. Le titre Akzo a aussi bénéficié d'achats à bon compte après avoir perdu plus de 2% en deux séances.

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