L'euro fort plombe l'ambiance (débriefing actions étrangères)

©Bloomberg

Francfort et Bruxelles exceptées, les principales bourses européennes ont terminé dans le vert une séance marquée par le manque de conviction devant la robustesse de l'euro.

La tendance européenne est restée influencée par la vigueur de l'euro, qui ne se dément pas au lendemain de la réunion de la Banque centrale européenne. Les interrogations sur l'évolution de l'épidémie de coronavirus et le blocage en vue sur les négociations entourant le Brexit ont également pesé sur les échanges.

À Paris, le CAC 40 a terminé sur un gain de 0,20% à un peu moins des 5.035 points. Le FTSE 100 de Londres a pris 0,48% alors que le Dax de la Bourse de Francfort a reculé de 0,05%.

Plusieurs secteurs cycliques ont figuré parmi les plus fortes progressions sectorielles du jour, à l'instar des biens de consommation ou des matières premières. À l'opposé, les banques ont souffert de la baisse des rendements obligataires.

Altice Europe a affiché de loin la meilleure performance du Stoxx 600 avec un bond de 24,39%, le titre s'alignant sur le prix offert aux minoritaires par son premier actionnaire, Patrick Drahi, pour retirer le groupe de la cote.

La plus forte baisse de l'indice européen est pour le groupe industriel allemand Knorr Bremse, qui chute de 7,47% après la vente de 10 millions d'actions par son actionnaire majoritaire.

À Paris, Verallia a cédé 7,34%, là encore après une cession de bloc (6,2% du capital), par le fonds Horizon. Accor a abandonné 4,27%, logique lanterne rouge du CAC 40 au lendemain de l'annonce de sa prochaine sortie de l'indice, tandis que son remplaçant, Alstom, a pris 1,58%.

L'opérateur boursier paneuropéen Euronext (+1,70%), qui gère notamment la place de Paris, a officialisé vendredi des négociations pour racheter la Bourse de Milan à London Stock Exchange Group (+1,57%), en association avec la Caisse des dépôts italienne.

Rio Tinto (-0,59%) a lâché du lest alors que le patron du groupe minier, le Français Jean-Sébastien Jacques, et deux hauts dirigeants ont démissionné à la suite du dynamitage en mai d'un ancien site aborigène vieux de 46.000 ans, une destruction qui a suscité l'émoi en Australie.

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