L'Europe au petit trot (Débriefing actions européennes)

©Bloomberg

Il y avait un parfum d'été sur les marchés européens ce lundi. Les indices ont fini sur une hausse modérée avec des volumes réduits et peu d'actualité.

L’Europe des marchés a eu du mal à sortir d’un week-end où elle a appris que Donald Trump a décidé de contourner le Congrès en signant un plan de relance par décrets pour soutenir la première économie mondiale. Dans le même temps, le Président américain n’a montré aucun signe d’apaisement dans le dossier TikTok, ce qui plonge toujours le compartiment technologique dans l’incertitude.  

Rythmés jusqu’ici par les publications de résultats trimestriels, les indices européens n’ont eu que très peu d’informations à se mettre sous la dent. Après une matinée hésitante et quelques passages dans le rouge, les principales bourses européennes ont affiché des gains ne dépassant pas les 0,5%.

 À Paris, le CAC 40 (+0,41%) est repassé au-dessus des 4.900 points. Safran (+3,10%) a joué les premiers rôles. Le titre du spécialiste de l’aéronautique a bénéficié d’un objectif de cours revu à la hausse par Berenberg pour repasser la barre des 100 euros, soit deux fois plus haut qu’au plus fort de la crise sanitaire.

Dans le marché secondaire, Suez a glané 3,98%. D’après l'agence Bloomberg, le propriétaire des supermarchés Lidl aurait des vues sur une partie de l’activité de gestion de déchets du Français, une opération qui pourrait rapporter trois milliards d'euros à Suez.

À Francfort, le DAX (+0,09%) est resté proche de l'équilibre. Deutsche Bank et Adidas ont grimpé de plus de 3,6% et de 1,7%. Dans le fond du classement, la descente aux enfers s'est poursuivie pour Wirecard (-4;51%). L'action ne vaut plus que 1,71 euro contre 104 euros il y a deux mois.

La Bourse de Londres (+0,31%) a également terminé légèrement dans le vert. La Banque Barclays a pris 1,95% et n'a pas semblé inquiétée par l'ouverture d'une enquête de l'Information Commissioner's Office après des accusations d'espionnage de son personnel.

Plus forte hausse du Stoxx 600, Cineworld Group a mis un terme à 9 semaines de disette sur les marchés en grappillant 17,62%. Le propriétaire de salles obscures semble à présent bien positionné pour se remettre de la crise du Covid-19.

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