L'Europe boursière a résisté (débriefing actions européennes)

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Malgré un passage à vide peu après l'ouverture de Wall Street, les indices européens ont résisté pour enregistrer un rebond après trois séances de déprime. Bayer a bondi. Glencore et Unicredit ont chuté.

Les marchés européens ont finalement rebondi, après un passage en territoire négatif après l'ouverture de Wall Street. En clôture, le Cac 40  a gagné 0,61%, le Dax  a pris 0,71% et le FTSE 100  a progressé de 0,32%.

Bayer  a bondi de 6,02%. Le groupe allemand a vendu une filiale conjointe avec Lanxess à des fonds gérés par Macquarie Infrastructure & Real Assets. De plus, le quatrième procès sur le désherbant Roundup aux Etats-Unis serait différé, ce qui donnerait un peu de répit au groupe chimique sur ce front-là.

SAP  a pris 2,12%. AlphaValue a relevé sa recommandation à "accumuler", contre "réduire" auparavant. Le courtier a, par contre, diminué son objectif de cours de 117 à 114 euros.

E.ON  a perdu 3,04%. Le groupe énergétique a publié un bénéfice en baisse au deuxième trimestre. De plus, son endettement a augmenté de 3,6 milliards d'euros, à 20,2 milliards d'euros. La baisse des taux d'intérêt contraint E.ON à lever de l'argent pour financer ses pensions, une spirale qui inquiète les investisseurs.

Novartis  a cédé 2,91%. La Food and drug administration (FDA), l'autorité américaine des médicaments, a indiqué que le groupe suisse avait retardé l'annonce d'une manipulation de données de tests sur des animaux pour un de ses traitements en préparation.

Glencore  a perdu 0,89% Le groupe anglo-suisse a publié des résultats semestriels décevants. Son résultat opérationnel brut a diminué de 32% à 5,58 milliards de dollars, soit moins que les 5,94 milliards attendus en moyenne par les analystes. Par ailleurs, le groupe a annoncé la réduction de sa production de cobalt à cause de la récente baisse du prix de ce minerai.

Unicredit  a chuté de 4,94%. Le groupe bancaire italien a lancé un avertissement sur résultat. Ses revenus du deuxième trimestre ont reculé. Ses prévisions de revenus pour cette année ont été ramenées à 18,7 milliards d'euros, contre 19,8 milliards auparavant. La banque italienne est, comme d'autres, victime de la compression des marges à cause de la baisse continue des taux d'intérêt. Elle signale aussi que les tensions commerciales ont des effets négatifs sur certains clients.

D'autre valeurs bancaires ont souffert de la baisse des taux d'intérêt, dont Société Générale  (-0,92%) et UBS  (-1,70%).

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