L'Europe des marchés coince (Débriefing actions étrangères)

©Bloomberg

Le retard dans la livraison des vaccins de Pfizer en Europe a donné un coup de massue aux indices européens.

Tous les grands secteurs de la cote européenne ont terminé dans le rouge, les replis les plus marqués étant pour celui du pétrole et du gaz et celui des matières premières. Les investisseurs se sont empressés de récupérer leurs gains alors que les inquiétudes liées au Covid-19, notamment en Chine, ont pris le pas sur le plan de relance présenté par Joe Biden la veille. La cote européenne a même vécu un bref moment de panique en apprenant que Pfizer n'allait pas honorer ses livraisons européennes dans les temps.

À Paris, le CAC 40 a perdu 1,22%. Le Dax de Francfort a cédé 1,44% et à Londres, le FTSE 100 s'est replié de 0,97%.

Carrefour a encore perdu des plumes. Le distributeur, cible d'une OPA amicale lancée il y a deux jours par le groupe canadien Couche-Tard, a vu le gouvernement français réaffirmer son opposition à un rachat par un acteur étranger. L'action Carrefour a fondu de plus de 5% depuis jeudi matin. Elle avait pris 13% mercredi.

Bouygues a déçu la cote avec son nouveau plan stratégique censé donner un coup de fouet à ses activités dans les télécommunications. Le titre a lâché 2,13%.

Toujours à Paris, DBV Technologies a grimpé de 41,29% après l'annonce d'échanges encourageants avec la FDA, l'agence américaine du médicament, pour la commercialisation de son traitement de l'allergie aux arachides.

À la Bourse de Francfort, Siemens Energy (-6,27%) s'est pris une belle gamelle. Une filiale du groupe industriel a été accusée par General Electric d'avoir utilisé des informations confidentielles volées pour remporter des contrats.

Sur le marché londonien, le géant du tabac British American Tobacco (-0,38%) a indiqué que les services britanniques de lutte contre la criminalité avaient clos et classé sans suite une enquête pour suspicion de corruption annoncée en août 2017.

Aveva (+6,97%), le spécialiste des logiciels, a surpris les investisseurs avec une hausse de son chiffre d'affaires lors des neuf premiers mois de son exercice décalé terminé le 31 décembre. Le groupe se dit optimiste pour l'ensemble de son exercice 2020-2021 et surfe sur la forte tendance à la numérisation de l'économie.

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