L'Europe rassurée par les PMI, Société Générale voit rouge (débriefing actions européennes)

Les indices PMI manufacturiers européens ont affiché de meilleurs scores qu'attendu. ©REUTERS

Les bourses européennes ont repris des couleurs ce lundi. Les investisseurs ont profité des signes de reprise de l'activité manufacturière en zone euro.

Après une fin de mois de juillet compliquée, les marchés d'actions ont entamé le mois d'août sur une note positive. La prise de température mensuelle de l'activité manufacturière de la zone euro a redonné de l’appétit aux investisseurs. C'est en effet la première fois depuis janvier 2019 que l'indice PMI manufacturier repasse au-dessus de la barre de 50, soit en territoire de croissance. Principale raison de ce retour en force: un rebond de la demande en zone euro dû à l'assouplissement des mesures prises pour tenter d'enrayer la propagation du Covid-19. Autre bonne nouvelle, en Chine, l'activité du secteur manufacturier a progressé le mois dernier au rythme le plus rapide depuis près de dix ans, la demande intérieure continuant de s'améliorer après la crise du coronavirus.

La Bourse de Francfort (+2,71%) a connu une journée faste grâce à la bonne tenue du secteur auto. Tendance identique à Paris, où le CAC 40 a pris 1,93%, et à Londres avec un FTSE 100 (+2,29%) qui dépasse les 6.000 points. Le Stoxx 600 a quant à lui terminé sur une hausse de 2,05% malgré un début de séance hésitant.

Sur le marché parisien, mauvais jour pour la banque Société Générale (-0,65%). Elle a une nouvelle fois fait état d'une perte nette de 1,26 milliard d'euros pour le compte de son 2e trimestre. En cause: une hausse de ses provisions pour risques de crédits et d'effets exceptionnels liés à la crise du Covid.

À Londres, c'est également un établissement bancaire qui a retenu l'attention de la cote. HSBC (-2,91%) a lâché près de 5% en cours de séance, retombant à 320 livres, soit à un plus-bas de 11 ans, la banque britannique ayant annoncé que ses provisions pour créances douteuses pourraient être supérieures aux prévisions et atteindre 13 milliards de dollars cette année. HSBC a aussi vu son bénéfice chuter de 65% au premier semestre.

Au rayon des bonnes nouvelles, BNP Paribas a glané près de 4% à Paris grâce à un relèvement de l'objectif de son cours par la banque Morgan Stanley.

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