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L'optimisme ne s'essouffle pas en Europe (+débriefing actions européennes)

Les bourses européennes ont terminé en hausse grâce aux espoirs d'un redressement rapide de l'économie après la proposition d'un vaste plan de relance européen de 750 milliards d'euros. ©AFP

Les marchés européens ont bien accueilli le plan de relance présenté par la Commission. Les investisseurs ont salué la nouvelle stratégie de Renault-Mitsubishi.

Les principaux indices actions en Europe ont une nouvelle fois terminé en hausse ce mercredi. "Globalement, il y a de l'optimisme autour des infections en baisse malgré les processus de déconfinement et le spectre d'une deuxième vague s'éloigne un peu", a estimé Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque. "L'afflux de liquidités assuré par les banques centrales y est pour beaucoup", a-t-il complété, "tout comme le plan de relance européen de 750 milliards d'euros qui est un important facteur de soutien".

Le Footsie britannique a progressé de 1,26%, le Dax allemand de 1,33% et le CAC 40 de 1,79%. L'indice paneuropéen Stoxx 600 a de son côté pris 0,24%.

À la Bourse de Paris, Renault s'est envolé de 17,47% après la présentation d'une nouvelle stratégie de l'alliance formée avec Nissan et Mitsubishi pour redresser sa compétitivité. Le groupe japonais annoncera jeudi un plan d'économies drastiques suivi vendredi par Renault. Le trio compte également appliquer un système dit de "leader-follower", où l'un des partenaires pilote un programme et les autres le suivent, sur 50% des véhicules d'ici à 2025. Cette stratégie devrait permettre de réduire de 40% les dépenses d'investissements et d'économiser deux milliards d'euros par exemple sur le développement des futurs SUV compacts de l'alliance.

Le titre Lufthansa a gagné 0,41% après avoir perdu jusqu'à 5,4% en séance. Son conseil de surveillance a rejeté certaines des conditions posées par les autorités européennes pour que le plan de sauvetage de la compagnie aérienne soit approuvé, semant le doute sur les perspectives de ce projet estimé à 9 milliards d'euros. Il refuse notamment que Lufthansa renonce de manière permanente à un certain nombre de créneaux d'atterrissage et de décollage aux aéroports de Francfort et Munich, un marché qu'elle occupe aux deux tiers.

Infineon a cédé 4,48% après une augmentation de capital de 1,06 milliard d'euros destinée au financement du rachat de l'américain Cypress.

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