La 5G dope les comptes d'Ericsson (débriefing actions étrangères)

©REUTERS

Troisième séance consécutive dans le rouge en Europe, où les bonnes nouvelles venues des bulletins trimestriels des entreprises ont été éclipsées par les inquiétudes de la cote au sujet de la crise sanitaire.

Les investisseurs européens ont suivi de près les tractations aux États-Unis entre le Congrès et l'administration Trump, sur les mesures à adopter pour remettre de l'huile dans le moteur de l'économie US. Mais le sujet qui a dicté la tendance ce mercredi n'était autre que le retour en force de la pandémie. Et les inquiétudes sur la crise sanitaire, et ses conséquences économiques, ont pris le dessus sur l'espoir d'un plan de relance américain, très attendu par les marchés.

Le CAC 40, malgré un démarrage dans le vert, a abandonné 1,53%. Même topo à Francfort où le Dax s'est replié de 1,41%. Le FTSE 100 de la Bourse de Londres a, quant à lui, lâché 1,91%.

Le secteur de la construction était le plus à la peine ce mercredi. Il a souffert des mauvais chiffres du spécialiste suédois de la serrure Assa Abloy (-4,10%) qui a vu ses ventes s'éroder et son carnet de commandes s'alléger.

Toujours à la Bourse de Stockholm, Ericsson a squatté la tête du Stoxx 600 pendant toute la séance, gagnant 9,58% après avoir fait beaucoup plus que prévu lors du trimestre écoulé, notamment dans le déploiement des réseaux 5G. L’équipementier télécoms est un des pionniers en la matière. Il profite de l'aversion de nombreux gouvernements pour les services de ses concurrents chinois, comme Huawei, pour rafler de nouveaux contrats. De quoi pousser le champion suédois à maintenir ses prévisions financières pour l'année et à moyen terme (2022).

À Paris, les bons résultats de Vivendi (+1,57%) ne sont pas passés inaperçus. La cote a aussi salué l'intention du holding français d'introduire sa division musicale Universal Music Group (UMG) en Bourse dès 2022.

Sur le marché londonien, les grandes multinationales étaient pénalisées par la vigueur de la monnaie britannique, ce qui fausse les pronostics des entreprises facturant l'essentiel de leurs activités dans une autre devise. Le spécialiste de la restauration collective Compass a ainsi abandonné 4,74% et le fabricant de spiritueux Diageo 2,64%.

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