La Bourse de Hong Kong veut racheter le London Stock Exchange pour 30 milliards d'euros

©REUTERS

La Bourse de Hong Kong, déjà propriétaire du London Metal Exchange, a déposé une offre de rachat du London Stock Exchange pour 29,6 milliards de livres sterling.

Le titre London Stock Exchange bondit à la Bourse de Londres après l'annonce d'une offre de rachat de la Hong Kong Exchanges and Clearing (HKEX), pour 29,6 milliards de livres sterling.

La Bourse de Hong Kong propose un rachat des titres London Stock Exchange à 2.045 pence par action. L'actionnaire recevra aussi 2.495 actions nouvellement émises HKEX. Le groupe a l'intention de lister ses propres actions sur la Bourse de Londres. Il compte financer son opération par une combinaison de cash et de crédit.

Toutefois, le HKEX indique que l'opération ne se poursuivra que si l'acquisition de Refinitiv par le London Stock Exchange ne se réalise pas, selon un communiqué du groupe. 

LSE reste focalisée sur Refinitiv

LSE a confirmé avoir reçu une offre non sollicitée de rachat et qu'elle allait l'étudier. "LSE reste attaché à son projet d'acquisition de Refinitiv et continue d'effectuer des progrès sur cette opération"  

La Bourse de Hong Kong dispose déjà d'un pied dans la City. En 2012, elle avait acquis le London Metal Exchange pour 1,38 milliard de livres sterling.

En consolidation 

Le secteur des opérateurs boursiers connaît actuellement une vague de consolidation.  En juin dernier, Euronext -qui regroupe les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne et Dublin- affirmait avoir pris le contrôle de près de 98 % des actions de la Bourse d'Oslo; et ce au terme d'une lutte acharnée.

L'opérateur américain, Nasdaq, était aussi sur les rangs. Malgré un soutien de 35% des actionnaires, il s'était résolu à jeter le gant. La Bourse norvégienne lui a donc échappé, mais il opère quand même dans la région les opérateurs de Stockholm, Riga, Copenhague, Tallin et Vilnius.   

Aujourd'hui, Euronext ne se dit pas rassasiée. Que du contraire. Le groupe affirme qu'il y a encore de la marge pour d'autres acquisitions.

Notons encore que Deutsche Börse et le LSE ont aussi tenté l'aventure de la fusion. Mais leur rêve s'est heurté au refus de la Commission européenne. Cette dernière exigeait en échange que les deux opérateurs se séparent de leur plateforme de transactions sur les obligations d'États européens, MTS, dont le London Stock Exchange détient une participation majoritaire. La Bourse londonienne s'y était opposée.

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