La Chine est et restera le principal moteur du luxe

©REUTERS

Malgré la lourde chute du tourisme en 2020, le secteur du luxe est parvenu à profiter du rebond de l'activité économique en Chine. Et LVMH n'a pas fait exception.

Après Richemont et Burberry, LVMH a publié ses résultats 2020 mardi soir. Le groupe de luxe français a fait état d'un chiffre d'affaires annuel de 44,7 milliards d'euros, en baisse de 17% par rapport à 2019 ou 16% à périmètres et devises comparables.

"La Mode et Maroquinerie en particulier réalise une performance remarquable, en croissance à deux chiffres au quatrième trimestre tout comme au troisième trimestre. Tandis que l’Europe reste encore pénalisée par la crise, les Etats-Unis connaissent une bonne reprise et l’Asie est en forte croissance", souligne-t-il dans son communiqué.

La société a également annoncé son intention de verser un dividende de 6 euros par action (contre 6,80 euros auparavant). Comme un accompte de 2 euros a déjà été distribué le 3 décembre dernier, le solde de 4 euros sera mis en paiement le 22 avril.

Confiance "prudente" pour 2021

Côté perspectives, LVMH indique "aborde[r] l’année 2021 avec une confiance prudente et se fixe à nouveau comme objectif de renforcer son avance sur le marché mondial du luxe".

+18%
Des ventes positives en 2021
Deutsche Bank prévoit que les entreprises de luxe enregistreront une croissance de leurs ventes de 18% en moyenne cette année.

Touchées en premier par la pandémie de coronavirus en raison de leur forte exposition au marché chinois, les entreprises du luxe ont profité du rebond qui a suivi, explique Swetha Ramachandran, responsable des investissements en actions dans les marques de luxe chez GAM Investments.

Les dépenses de consommation favorisées par les mesures de relance et le développement en Chine d'une classe moyenne jeune et friande de marques de prestige devraient profiter cette année au secteur du luxe. "À tout cela s'ajoute l'intérêt accru pour le développement durable, ce qui alimente la demande pour le luxe et la soutiendra en 2021", estime l'analyste.

Chez Deutsche Bank, on prévoit ainsi que les entreprises de luxe enregistreront une croissance de leurs ventes de 18% en moyenne cette année.

Des valorisations à l'américaine

Ces perspectives positives devraient soutenir l'envolée du secteur du luxe en bourse vers de nouveaux sommets. À titre d'exemple, LVMH a bondi de 76% depuis son creux en mars. À noter que les actions du luxe se négocient en moyenne environ 40 fois les bénéfices estimés de cette année, contre 23 fois auparavant.

Mais cela ne semble pas inquiéter les observateurs. "Nous considérons les sociétés de luxe européennes comme l'équivalent boursier européen de la technologie américaine: des entreprises qui sont inégalées dans leur domination mondiale", explique Giles Rothbarth, gestionnaire du Blackrock European Dynamic Fund.

"Nous considérons les sociétés de luxe européennes comme l'équivalent boursier européen de la technologie américaine: des entreprises qui sont inégalées dans leur domination mondiale."
Giles Rothbarth
Gestionnaire du Blackrock European Dynamic Fund

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