La chute du peso argentin coûte cher à AB InBev

Déjà en plein marasme économique, l'Argentine doit faire face à des turbulences politiques. Son président vient de subir un fameux échec électoral ce week-end. Ce qui n'est pas au goût des investisseurs.

Le président libéral argentin Mauricio Macri a subi dimanche un lourd revers aux élections primaires, considérées comme une répétition générale de la présidentielle d'octobre.

Ces résultats ont fortement déplu aux investisseurs. À la clôture des marchés, le peso argentin perdait 18,76% face au dollar et la Bourse de Buenos Aires 38%, certaines des entreprises cotées plongeant de pratiquement 50%. "Les marchés mettent en garde contre le fait que le gouvernement se trouve dans une situation où il ne peut pas apporter de réponse" à la crise économique, a déclaré à Radio 10 le candidat de centre-gauche Alberto Fernandez, grand vainqueur des primaires.

Sa colistière Cristina Fernandez de Kirchner, l'ancienne présidente du pays, et lui ont obtenu 47% des suffrages, contre 32% pour le tandem composé de Mauricio Macri et du dirigeant péroniste Miguel Angel Pichetto.

Cette chute du peso argentin est une mauvaise nouvelle pour AB InBev  qui détient la plus grande marque de bière locale (Quilmes). En 2018, son chiffre d’affaires en Argentine s’élevait à 750 millions de dollars. Selon les calculs de nos collègues du Tijd, le plongeon du peso coûte à AB InBev environ 150 millions de dollars, soit 133 millions d'euros convertis. Sans tenir compte des éventuelles couvertures contre les fluctuations des devises.

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