La cure d'austérité de Bayer passe mal

©EPA

Bayer doit économiser plus de 1,5 milliard d'euros d'ici 2024. Le titre du géant pharmaceutique et de l'agrochimie a plongé de 13% à la Bourse de Francfort.

Déjà empêtré dans une série de procédures judiciaires avec sa filiale Monsanto, Bayer doit à présent composer avec un chapelet de contrecoups liés à la crise sanitaire.

D'abord, ses activités d'agrochimie sont globalement confrontées au repli des cours des matières premières. Il y a aussi la forte concurrence qui règne dans le secteur du soja, alors que l'on constate une diminution de la consommation de biocarburants. Pour couronner le tout, des effets de changes négatifs faussent les pronostics de l'entreprise, notamment avec le réal brésilien qui a perdu près de 30% par rapport à l'euro depuis le début de l'année.

Bayer, qui dit s'attendre à un "impact plus important qu'attendu" et ne s'aventure pas à chiffrer le choc sur sa trésorerie. Il se limite à estimer le coût de ces déconvenues "dans la partie élevée d'un nombre de milliards à un chiffre", autrement dit entre 5 et 10 milliards d'euros. Il avait déjà revu ses prévisions à la baisse en août.

1,5 milliard
d'euros
Les nouvelles économies de 1,5 milliard d'euros annoncées par Bayer viendront s'ajouter aux 2,6 milliards d'euros d'économies déjà prévues d'ici 2022.

Des économies partout où c'est possible

Pour relever la tête, Bayer veut économiser 1,5 milliard d'euros d'ici 2024. Ce montant s'ajoute aux 2,6 milliards d'euros de réductions de coûts qu'il compte réaliser d'ici 2022.

Bayer ne ferme pas non plus la porte à la vente d'actifs stratégiques dans le cadre d'une restructuration qui va sans doute se traduire par de nouvelles suppressions de postes.

En bourse, les investisseurs ont préféré se délester de leurs actions Bayer . Le titre a lâché plus de 13% et retombe sous les 48 euros.

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