La flambée du brut soutient les bourses (+débriefing actions européennes)

©Arne Dedert/dpa

Les marchés européens sont repartis à la hausse grâce au rebond des prix pétroliers et par conséquent des actions du même secteur. Au niveau des valeurs individuelles, une note d'un broker a plombé le cours de Rolls-Royce.

Les principaux indices actions ont globalement clôturé en hausse ce jeudi en Europe, soutenus par l'envolée des cours du pétrole qui a compensé l'annonce d'un nombre record (6,65 millions!) de demandes d'allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière. "La flambée du brut soutient le moral (des investisseurs), nous constatons donc un certain soulagement sur les marchés", résume Richard Steinberg, stratégiste en chef de Colony Group.

Le DAX allemand a progressé de 0,27%, le CAC 40 de 0,33% et le Footsie britannique de 0,47%. L'indice paneuropéen Stoxx 600 a de son côté pris 0,42%, porté par le secteur de l'énergie (+5,22%). Le Président américain Donald Trump a déclaré sur Twitter s'attendre à ce que Riyad et Moscou acceptent de réduire leur production de pétrole d'au moins dix millions de barils par jour (bpj), après un entretien avec le prince Mohamed ben Salman, héritier du trône saoudien. Côté actions, TechnipFMC a bondi de 15,40% à Paris, Royal Dutch Shell de 9% à Amsterdam et Saipem de 8,87% à Milan.

À Francfort, Lufthansa a décroché de 0,40%. Selon plusieurs sources proches du dossier interrogées par l'agence Reuters, la compagnie aérienne serait en discussions avec le gouvernement allemand sur des aides publiques qui pourraient s'élever à plusieurs milliards d'euros. Elle pourrait avoir besoin d'une aide équivalente à celle d'American Airlines, qui a l'intention de demander jusqu'à 12 milliards de dollars (11 milliards d'euros) au gouvernement américain.

Le titre Rolls-Royce (-8,75%) a signé l'une des plus fortes baisses en Europe suite à un changement de recommandation. Bank of America a abaissé sa note à "sous-performance" contre "neutre" auparavant. À cause du coronavirus, le broker table désormais sur un cash-flow "significativement négatif cette année", ce qui augmenterait les risques sur la note de crédit. Son objectif de cours passe par ailleurs de 420 à 240 pence.

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