La forte croissance du secteur privé européen fait douter les investisseurs

L'assouplissement des mesures de confinement et le rebond de la demande ont donné un coup de fouet à l'activité du secteur privé dans la zone euro qui a atteint en juin son rythme le plus élevé depuis juin 2006. ©Bloomberg

Les marchés européens manquaient d'entrain ce mercredi en dépit d'une activité du secteur privé qui a enregistré en juin sa plus forte croissance depuis 15 ans en zone euro.

Malgré un démarrage positif, les grands indices européens ont perdu des plumes ce mercredi. Les investisseurs sont restés confus devant le retour en force du secteur privé en zone euro.

Sa croissance effrénée se poursuit au rythme le plus élevé depuis 15 ans. Ce qui se traduit aussi par une forte tension sur les prix, notamment dès que des difficultés sont rencontrées sur les chaînes d'approvisionnement.

"Si les investisseurs pariaient sur un été de tout repos, ils devront se raviser."
John Plassard
Responsable de l'investissement chez Mirabaud

Un mouvement qui nourrit davantage les débats sur l'inflation, même si les banquiers centraux multiplient les interventions pour minimiser les craintes d'une montée durable des prix à la consommation. Mais "le doute est cependant de mise", estime John Plassard, responsable de l'investissement chez Mirabaud. "Si les investisseurs pariaient sur un été de tout repos, ils devront se raviser. En effet, vont se succéder avant la fameuse réunion de septembre de nombreux événements importants dont les Minutes de la Fed, la réunion de la Fed de juillet, la publication du Livre Beige et bien évidemment Jackson Hole", le symposium des banquiers centraux prévu en août, a-t-il précisé à l'agence AFP.

15
ans
La croissance de l'activité du secteur privé dans la zone euro a atteint en juin son rythme le plus élevé depuis 15 ans. l'indice PMI "flash" composite de grimpé à 59,2 en juin, son niveau le plus élevé depuis juin 2006, après 57,1 en mai.

À la clôture des marchés européens, seul le FTSE 100 de Londres est parvenu à résister grâce à la bonne tenue des pétrolières, ne lâchant qu'une poignée de points en toute fin de séance. Le reste de l'Europe a terminé en nette baisse. Le Bel 20 bruxellois a reculé de 1,04% pour repasser sous les 4.150 points.

À l'heure de la fermeture des marchés en Europe, Wall Street évoluait en ordre dispersé et proche de l'équilibre. Le Nasdaq s'est tout de même fendu d'un record en séance dans les premiers échanges, bénéficiant du soutien des grands noms de la tech.

Le luxe parisien en berne

Sur le Stoxx 600 Europe, seulement trois secteurs avaient le vent dans le dos: les matières premières, l'énergie et les banques.

Les valeurs du luxe ont été pénalisées par une note de HSBC.

À Paris, certains tailleurs de luxe ont vu leur titre s'effilocher après une note des analystes d'HSBC. Ces derniers jugent qu'une pause sur le secteur est la bienvenue malgré la forte croissance des ventes attendues au deuxième trimestre. Hermes (-1,47%) et Kering (-2,95%), propriétaire des marques Gucci et Yves Saint Laurent, ont ainsi été retirés de la liste d'achat de la banque HSBC. LVMH , dont la recommandation est maintenue à "conserver", a quant à lui abandonné 1,78%.

L'action EssilorLuxxotica , maison mère de Ray-Ban, a glané 1,96% après une victoire importante devant les tribunaux qui règle un conflit l'opposant à la chaîne d'optique néerlandaise Grandvision.

GSK (+1,13%) a profité de la tenue de son AG pour présenter ce mercredi ses plans visant à la transformation de sa division de santé grand public en une société cotée séparément. Cela pourrait rapporter plus de 9 milliards d'euros à GSK alors que le groupe veut renforcer le leadership de sa division pharmaceutique. Le marché a salué le geste du groupe britannique, faisant remonter le titre GSK dans le vert à l'annonce des détails de l'opération.

Sur le marché bruxellois, trois sociétaires du Bel 20 ont pris des points. Parmi eux, KBC qui s'est adjugé 0,64% et le holding AvH (+0,28%) qui porte sa progression depuis le début de la semaine à près de 8%. Aperam (+0,28%) a complété le podium des hausses de l'indice vedette.

À l'inverse, Galapagos était encore recroquevillé dans le rouge, perdant 4,15% en même temps que son "chief scientific officer" Piet Wigerinck qui quittera ses fonctions plus tard dans l’année. Le titre de la biotech a déjà fondu de plus de 28% depuis le début de l'année.

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