La politique plombe l'ambiance sur les marchés (+débriefing actions européennes)

L'indice paneuropéen Stoxx 600 a de son côté lâché 1,6%. Les secteurs qui avaient soutenu la tendance ces derniers jours ont subi une vague de prises de bénéfices: celui des transports et du tourisme a abandonné 5,21%, celui de l'automobile 3,44%, celui des banques 3,59%. ©AFP

Les tensions géopolitiques reviennent sur le devant de la scène pour les marchés financiers. De son côté, Renault a annoncé un plan d'économies d'environ 2 milliards d'euros et la suppression de 15.000 emplois.

Les principaux indices actions en Europe ont terminé la semaine dans le rouge, sur fond de tensions géopolitique entre les États-Unis et la Chine, notamment à propos de la situation à Hong Kong. "La réaction des Etats-Unis peut prendre de multiples formes et c'est ce qui rend les gens nerveux, d'autant que cela risque de conduire à un nouvel échange de représailles entre les deux pays", explique Craig Erlam, analyse senior d'Oanda Europe.

Le CAC 40 a reculé de 1,59%, le Dax allemand de 1,65% et le Footsie britannique de 2,53%. L'indice paneuropéen Stoxx 600 a de son côté lâché 1,6%. Les secteurs qui avaient soutenu la tendance ces derniers jours ont subi une vague de prises de bénéfices: celui des transports et du tourisme a abandonné 5,21%, celui de l'automobile 3,44% et celui des banques 3,59%.

Le titre Renault a perdu 7,74% après avoir annoncé un plan drastique d'économies de plus de 2 milliards d'euros sur 3 ans pour restaurer sa compétitivité qui passera par la restructuration de six usines en France et une suppression de 15.000 emplois, soit presque 10% de ses effectifs mondiaux. "Le plan de réduction des coûts est relativement conventionnel et crédible mais les investisseurs préféreront attendre ses premières concrétisations avant de lui réserver l'accueil qu'il mérite", a réagi UBS dans une note.

Le groupe énergétique Total (-2,03%) estime qu'il devra compenser globalement avec son plan d'actions un manque à gagner d'au moins 12 milliards de dollars (10,8 milliards d'euros) dû à la crise pétrolière. Son CEO a cependant réaffirmé que le groupe avait la capacité de maintenir son dividende à un niveau stable cette année, après avoir suspendu sa politique de croissance de 5 à 6% par an annoncée en septembre, ainsi que ses rachats d'actions.

À la Bourse d'Amsterdam, JDE Peet's, la maison mère de Douwe Egberts, a réussi son IPO avec un bond de 13,78%. Entré à 31,50 euros par action, le groupe a levé environ 2,3 milliards d'euros.

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