La tech européenne brille sur les marchés (débriefing actions étrangères)

©Bloomberg

Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé la séance de ce jeudi alors que la BCE a sapé le moral des investisseurs. Les valeurs technologiques se sont distinguées.

Le regain d'élan donné aux marchés par la prise de fonctions de Joe Biden à la présidence des Etats-Unis a permis aux marchés européens d'entamer la séance du bon pied. Mais les investisseurs sont restés attentifs aux commentaires de la présidente de la BCE. Le statu quo à Francfort n'était pas du goût des suiveurs du marché. Les indices européens ont considérablement réduit la voilure après la conférence de presse de Christine Lagarde.

À Paris, le CAC 40, plombé par ses valeurs immobilières, a perdu 0,67%. Le FTSE 100 de Londres a glissé de 0,37%. Le Dax de la Bourse de Francfort (-0,11%), clairement dans le vert avant les annonces de la BCE, a changé de direction à de multiples reprises dans les deux dernières heures d'échanges pour terminer en marche arrière.

Grâce à une série de résultats prometteurs dans le secteur, les valeurs technologiques étaient encore très prisées alors que le Nasdaq poussait encore plus loin les records signés la veille. Leur indice Stoxx a affiché la plus belle progression du jour et dans le palmarès des plus fortes hausses du Stoxx 600, on retrouvait les spécialistes des semi-conducteurs ASM International (+2,87%) et ASML (+4,23%) ainsi que l'éditeur de logiciels SAGE (+4,92%).

Signe que les craintes liées à l'épidémie et aux confinements n'ont pas disparu, les opérateurs de centres commerciaux Unibail-Rodamco-Westfield (-8,39%) et Klépierre (-6,52%) ont mordu la poussière.

À l'inverse, PostNL a connu un dernier trimestre 2020 de feu, notamment dans sa division de livraison de colis. L'action de l'opérateur postal néerlandais a grimpé de 4,93%.

Plusieurs notes d'analystes ont animé la séance européenne. Renault a grappillé 1,25% après le relèvement de conseil de Jefferies à "conserver". De son côté, l'éditeur de jeux vidéos, Ubisoft a pris 3,69%, HSBC ayant entamé le suivi de la valeur à l'achat, voyant notamment de belles perspectives dans sa prochaine collaboration avec les créateurs de Star Wars. Enfin, la Française des Jeux (FDJ) a maigri de 2,60% après la dégradation de Kepler à "conserver".

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés