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Nouvelles frayeurs pour les valeurs technologiques chinoises

Les jeux vidéo sont dans le viseur de Pékin. ©REUTERS

Les marchés craignent un nouveau tour de vis en Chine, cette fois-ci dans le secteur des jeux vidéo et des puces électroniques. Tencent a de nouveau plongé. Les titres des jeux vidéo ont souffert.

Les valeurs technologiques chinoises ont de nouveau connu de nouvelles frayeurs. Cette fois-ci, les investisseurs craignent que les autorités de Pékin ne durcissent les règles pour les jeux vidéo et les fabricants de puces électroniques. Tout est parti d'un média d'État chinois qui a déclaré que les jeux vidéo sont "de l'opium spirituel". Parallèlement, l'administration d'État pour la régulation des marchés (SAMR) a annoncé mardi le lancement d'une enquête sur les distributeurs de composants électroniques dans l'industrie automobile, évoquant des soupçons de prix abusifs.

L'indice CSI All Shares Semiconductor & Semiconductor Equipment Index a perdu 6,65%. L'autorité de régulation dit soupçonner les entreprises en question de faire monter les prix en pleine pénurie mondiale de puces et s'est engagée à punir toute accumulation de stocks, gonflement de prix ou entente.

Jeux vidéo visés

Tencent a connu sa plus mauvaise séance en une décennie après la publication d'un média d'État. Le groupe qui détient WeChat, une application de messagerie, mais aussi des jeux vidéo en ligne, a perdu 6,11% et presque 60 milliards de dollars de capitalisation boursière. Economic Information Daily, un journal de l'État chinois, a dénoncé son jeu en ligne "Honor of Kings", indiquant que les mineurs y sont accros. Le journal a aussi appelé à des mesures plus dures pour limiter l'industrie. "Le choix du mot d'opium spirituel est particulièrement dur, il serait surprenant que les régulateurs ne fassent rien à ce sujet", a remarqué Ke Yan, analyste basé à Singapour chez DZT Research.

"Le choix du mot d'opium spirituel est particulièrement dur, il serait surprenant que les régulateurs ne fassent rien à ce sujet."
Ke Yan
Analyse chez DZT Research

D'autres titres de sociétés de jeux vidéo, aussi bien en Chine que dans le reste du monde, ont souffert après cette publication. En Europe, Ubisoft , Evolution et Embracer Group ont lâché entre 1,5 et 3%. Au Japon, Koei Tecmo et Nexon ont plongé. En Chine, les rivaux de Tencent, NetEase et GMGE Technology, ont aussi souffert.

À la bourse d'Amsterdam, Prosus , qui détient près de 29 % de Tencent, a aussi plongé suite à la déroute du titre sur les marchés asiatiques. L'action s'est une fois de plus retrouvée au fond du Stoxx 600.

"La Chine exerce un contrôle sur son secteur technologique et cela a déjà entraîné une très forte dévalorisation."
Hasnain Malik
Analyste chez Tellimer

Les titres technologiques chinois ont perdu plus de 40% depuis février. "La Chine exerce un contrôle sur son secteur technologique et cela a déjà entraîné une très forte dévalorisation", a constaté Hasnain Malik, responsable de la recherche sur les actions chez Tellimer. Chen Yicong, analyste chez Chengyang Asset Management, a jugé que cet élément de regulation "n'est pas encore assez pricé dans les marchés."

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