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Le Dax plie pour sa première séance à 40 valeurs

En passant de 30 à 40 éléments, le Dax s'est offert un sérieux lifting. L'indice vedette de la Bourse de Francfort reste toutefois dominé par l'industrie traditionnelle, notamment les poids lourds de l'automobile ou de la chimie. ©AFP

Les marchés ont été secoués par les conséquences d'une possible faillite du géant chinois de l'immobilier Evergrande. À Bruxelles, Ageas et Aperam étaient les plus affectés.

La semaine a mal commencé sur les places boursières mondiales. Deux jours avant la très attendue réunion de la Fed, les craintes suscitées par le marché immobilier chinois ont poussé les investisseurs à récupérer leurs billes. Il faut dire que les menaces de faillite qui pèsent sur Evergrande, le géant chinois de la brique, pourraient avoir des conséquences sur l'économie du pays. Un "effet domino" qui a refroidi les investisseurs.

À la clôture des marchés européens, le Stoxx 600 a abandonné 1,67% pour repasser sous les 455 points, ce qui n'était plus arrivé depuis juillet dernier. L'indice paneuropéen gagne toutefois encore près de 13% depuis le premier janvier 2021.

Aperam a bu la tasse ce lundi, ce qui ne l'empêche pas de toujours afficher une croissance à trois chiffres depuis un an.

Tendance identique pour le CAC 40 parisien , le FTSE 100 de Londres et notre Bel 20 national . Les trois indices ont terminé nettement dans le rouge.

Baptême raté pour le Dax à 40

À Francfort, le DAX nouveau, a cédé plus de 2% pour son premier jour de cotation à 40 valeurs, fruit d'une réforme destinée à rajeunir son image.

40
le dax fait peau neuve
Le DAX est passé de 30 à 40 valeurs cotées. Un élargissement décidé l'an dernier pour lui donner plus de diversité et l'aligner sur les standards internationaux.

La plupart des dix nouvelles valeurs, auparavant cotées sur le Mdax des valeurs moyennes, ont terminé en baisse, à l'image de l'avionneur Airbus (-0,97%) ou du constructeur automobile Porsche (-4,15%). Même constat pour les jeunes pousses numériques de l'indice remanié. Le site de vente en ligne Zalando (-5,08%) a ainsi fait tache dans la cour des grands.

À Wall Street, la tendance était tout aussi rouge à l'heure où les marchés européens fermaient leurs portes, le Dow Jones, le S&P 500 et le Nasdaq reculant de plus de 1,5% avec plusieurs poids lourds de la cote en mauvaise posture.

Violente chute d'Aperam et des minières

Aucun des grands secteurs de la cote européenne n'a échappé au mouvement de vente du jour. Les plus à plaindre étaient à trouver dans le secteur des matières premières, dont les cours souffrent de la hausse du dollar. À Londres, Anglo American (-4,65%) et Glencore (-3,79%), Rio Tinto (-2,39%) ont tiré la cote vers le bas face aux craintes pour l'économie mondiale et à la baisse des cours des métaux.

Chez nous, le spécialiste de l'inox, Aperam (-6,32%), a bu la tasse, ce qui ne l'empêche toutefois pas d'afficher une croissance à trois chiffres depuis un an. À Paris, ArcelorMittal (-8,03%) a signé la plus forte baisse du jour.

À l'inverse, l'action Lufthansa est parvenue à avancer. La compagnie aérienne allemande veut lever 2 milliards d'euros par une augmentation de capital pour gonfler sa trésorerie durement affectée par la crise sanitaire.

Ageas contaminée par Evergrande

"Depuis la mi-juillet, l'action Ageas accuse un repli tout proche de 20%, contre -3,6% pour l'indice Bel 20."
Marc Collet
Suiveur attentif du marché bruxellois

À Bruxelles, seulement trois pensionnaires du Bel 20 ont terminé dans le vert. UCB (+2,28%) a affiché la plus forte hausse du jour sur l'indice vedette.

Dans le bas du tableau, l'assureur Ageas (-4,77%) a fait les frais de son exposition sur le marché chinois où il réalise environ 40% de ses bénéfices. Le groupe est donc plus sensible aux déboires d'Evergrande, à l'image du bancassureur chinois Ping An, l'un des principaux actionnaires d'Ageas, qui a perdu 5 % vendredi et encore 6 % ce lundi. "Depuis la mi-juillet, l'action Ageas accuse un repli tout proche de 20%, contre -3,6% pour l'indice Bel 20", note Marc Collet, un suiveur attentif du marché bruxellois.

Solvay figuraient également parmi les nombreux retardataires du Bel 20. Le groupe chimique, qui a pourtant vu Morning Star relever son objectif de cours à 109 euros, a abandonné 2,09% à 102,95 euros.

Hors Bel 20, le nouveau venu Azelis est redescendu de son nuage. Le distributeur de produits chimiques a perdu 2,16% pour sa seconde journée de cotation. Vendredi, il avait grimpé de 7,7% pour son baptême boursier.

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