Le secteur aérien se réveille (débriefing actions européennes)

Le recul des valeurs technologiques a pesé sur les bourses européennes. ©Bloomberg

Le repli des valeurs technologiques et la montée des rendements obligataires ont encore mis les indices européens sous pression. Le secteur du tourisme a retrouvé le sourire.

Les principales bourses européennes ont lâché du lest ce mardi, malgré la bonne tenue des valeurs liées à l'énergie et la hausse des prix des matières premières. Les investisseurs sont toujours préoccupés par les tensions constatées sur le marché obligataire même si les banques centrales américaine et européenne ont tenté de calmer le jeu. Jerome Powell, le président de la Fed, s'est encore montré très accommodant lors de son audition au Congrès, ce qui a permis aux indices de limiter les dégâts.

À la cloche, le CAC 40 (+0,22%) a terminé en légère hausse tout comme le FTSE 100 de Londres (+0,08%). Quant au Dax de Francfort, il a faibli de 0,7%.

Du côté des valeurs, les perspectives de déconfinement ont, comme la veille, soutenu les valeurs liées au tourisme. Les compagnies aériennes IAG (+2,22%) et Easyjet (+5,47%) ont d'ailleurs constaté un bond dans leurs réservations après la présentation par les autorités britanniques d'un plan de sortie de crise.

Ce vent d'optimisme a également porté les autres valeurs européennes du secteur: Lufthansa a pris 2,28%, l'opérateur de l'aéroport de Francfort, Fraport , a bondi de 6,45% et Airbus a avancé de 3,29%.

Le secteur des semi-conducteurs a été la cible de large prises de bénéfices après avoir signé une belle remontée ces dernières semaines. Le groupe néerlandais ASML a cédé 2,23%, son concurrent franco-italien STMicroelectronics 2,75% et le spécialiste autrichien AMS 3,23%.

Le compartiment bancaire du Stoxx 600 a gagné des points malgré le repli du géant HSBC (-0,97%). L'établissement britannique a vu son bénéfice annuel fondre de 35% en 2020. HSBC a aussi fait une croix sur son objectif de rentabilité à long terme. La banque a toutefois promis qu'elle allait accélérer son recentrage asiatique pour repartir de l'avant.

À Francfort, le deuxième cimentier mondial HeidelbergCement s'est ramolli de 2,1%. Il a toutefois fait état d'une hausse de son bénéfice d'exploitation en 2020 et s'est montré optimiste pour ce début d'année.

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