Le secteur auto brille en Europe (débriefing actions européennes)

Le marché automobile, stimulé par les mesures de soutien de plusieurs gouvernements, confirme le rebond des ventes amorcé en juin. ©REUTERS

Les marchés européens ont terminé en ordre dispersé ce mardi. La séance a été animée par les bulletins trimestriels de plusieurs entreprises.

Les principaux indices européens ont fini la séance de ce mardi dans le désordre, partagés entre l'optimisme né après les bons indicateurs publiés la veille et la persistance des craintes liées au coronavirus. Les investisseurs ont aussi préféré ne pas prendre de risque dans l'attente d'avancées sur le plan de relance américain.

À Paris, l'indice vedette a changé de direction à plusieurs reprises pour terminer sur un gain de 0,28%. La volatilité était également au rendez-vous à Londres où le FTSE (+0,05%) a terminé proche de l'équilibre. À Francfort, malgré une ouverture en hausse, le Dax a passé le plus clair de son temps en terrain négatif, effaçant 0,36% de sa valeur. L'indice paneuropéen Stoxx 600 (-0,07%) a perdu des plumes, lesté par le secteur chimique et en particulier le mauvais bulletin trimestriel de Bayer.

Renault et PSA ont joué les premiers rôles sur le marché parisien avec des gains respectifs de 6,79% et 3,41%. La raison? Une étude de l'institut Ifo qui montre que les constructeurs auto ont connu un mois de juillet favorable au point d'anticiper une augmentation de leurs exportations. Sur le Dax, Volkswagen (+2,53%), Daimler (+2,80%) et BMW (+3,43%) ont bénéficié du même effet.

L'une des plus fortes hausses du Stoxx 600 est à mettre au compte de Natixis avec un bond de plus de 7%. Les courtiers ont salué le départ, annoncé la veille, du patron de la banque française après une perte de 57 millions d'euros au deuxième trimestre.

À l'inverse, Bayer a lâché 2,43%, la faute à une vilaine perte nette de 9,5 milliards d'euros au 2e trimestre après l'accord à 11 milliards de dollars scellé avec la justice US pour tourner la page du Roundup, l'herbicide produit par Monsanto, filiale du groupe chimique allemand.

Sur le marché londonien, le spécialiste des spiritueux, Diageo , a abandonné près de 5% après avoir vu son bénéfice net fondre lors de son exercice décalé 2019-2020. En cause, un marché des boissons alcoolisées frappé de plein fouet par la pandémie.

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