Le secteur automobile porté par la Chine (débriefing actions européennes)

©REUTERS

Les Bourses européennes gardent le sourire malgré les craintes de récession, les investisseurs voulant croire à une reprise du dialogue entre les Etats-Unis et la Chine. Cette dernière a d'ailleurs annoncé de nouvelles mesures de soutien à la consommation.

Les principaux indices actions ont clôturé en hausse pour la deuxième séance consécutive, encore portés par les espoirs d'une résolution des tensions commerciales dans le monde. Notons tout de même qu'ils évoluent dans une fourchette serrée depuis plusieurs jours. Signe de l'hésitation des marchés. "Les investisseurs sont actuellement coincés entre la faible valorisation des actions d'une part, et les menaces de récession de l'autre", indique Jochen Stanzl, analyste CMC Markets.

Le Cac 40 a progressé de 0,67% et le Dax allemand de 0,63%, tandis que le Footsie britannique a reculé de 0,08%. L'indice Stoxx 600 a, de son côté, grimpé de 0,63%, soutenu notamment par le secteur automobile (+0,99%). Celui-ci a bien accueilli les nouvelles mesures de soutien à la consommation annoncées par les autorités chinoises. Les collectivités locales dans lesquelles les achats de voitures sont soumis à des restrictions doivent envisager l'assouplissement ou le retrait progressif de celles-ci, a expliqué le Conseil d'Etat dans un communiqué, en appelant aussi à encourager l'achat de véhicules à énergies nouvelles.

Le compartiment pétrolier est resté plutôt stable (+0,40%). L'action TechnipFMC a pourtant signé l'une des plus fortes hausses au sein du Stoxx 600, avec un bond de 5,61%. Moins de trois ans après la fusion Technip et FMC Technologies, le groupe de services pétroliers a annoncé lundi soir qu'il allait de nouveau se scinder en deux. "Nous pensons que l'entreprise est en ce moment sensiblement sous-évaluée par le marché et que cette transaction pourrait aider à mettre en relief et dégager de la valeur pour le groupe", a réagi Berenberg dans une note.

Le titre Deutsche Boerse a lâché 1,75% à Francfort. Des perquisitions ont été menées dans les locaux de sa filiale Clearstream dans le cadre d'une enquête en Allemagne sur des soupçons de fraude fiscale. L'enquête, lancée en 2013, porte sur une pratique d'optimisation fiscale appelée "Cum-ex", qui consiste à effectuer des échanges d'actions transfrontaliers via un syndicat de banques, d'investisseurs et de fonds d'investissement afin de faire croire à l'existence de plusieurs propriétaires qui bénéficient chacun d'un rabais fiscal lié au versement du dividende.

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