Publicité

Le variant Delta va-t-il pourrir l'été des valeurs liées au tourisme?

Le titre du tour-opérateur Tui a été sérieusement attaqué à la Bourse de Francfort, tout comme l'ensemble du secteur touristique, alors que le très contagieux variant Delta menace de chambouler une saison estivale qui vient à peine de commencer. ©AFP

La prudence liée à la situation sanitaire et aux interrogations sur la politique monétaire a freiné la progression des grands indices européens. À Bruxelles, AB InBev en a fait les frais.

Alors que le Bel 20 et certains de ses voisins européens sont toujours en lice pour signer leur meilleur premier semestre depuis 1998, les investisseurs ont joué la carte de la prudence ce lundi, reprenant une partie de leurs gains, notamment dans des secteurs qui ont profité pleinement de la reprise de l'économie mondiale pour afficher de haute valorisation.

Les banques, le secteur auto et, surtout, les valeurs liées au tourisme ont ainsi perdu du terrain. Les incertitudes sur le coronavirus et ses variants ont fortement affecté les transporteurs, les tour-opérateurs et les grands hôteliers européens.

TUI, Ryanair et la maison mère de British Airways ou encore les gestionnaires des aéroports de Paris et de Francfort ont occupé le bas du tableau du Stoxx 600 Europe tout au long de la séance, pénalisés par de nouvelles restrictions pour les touristes européens dans certaines zones du Vieux Continent.

Le compartiment de valeurs liées au tourisme a ainsi effacé tous les gains amassés depuis un mois grâce aux espoirs d'une saison touristique pleine. Il reste toutefois en hausse d'environ 15% depuis le début de l'année.

L'inflation surveillée comme le lait sur le feu

La Fed a toujours dit vouloir attendre le retour au plein emploi avant de réduire un tant soit peu son soutien à l'économie.

Les investisseurs se sont aussi montrés frileux alors que le débat sur l'inflation continue de semer le doute sur les marchés et que la semaine sera chargée en termes de statistiques, notamment sur l'activité du secteur manufacturier en Chine, en zone euro et aux États-Unis.

Vendredi, le rapport mensuel sur l'emploi US sera particulièrement scruté alors que la Fed a toujours dit vouloir attendre le retour au plein emploi avant de réduire un tant soit peu son soutien à l'économie.

À la cloche, les grands indices européens ont terminé dans le rouge. Wall Street évoluait quant à elle sans direction avec un Dow Jones plombé par Boeing et un S&P 500 qui poursuivait sur la lancée de la semaine dernière où il a signé sa plus forte progression hebdomadaire depuis le début du mois de février. Le Nasdaq a aussi franchi un nouveau sommet historique en début de séance.

Un nouveau fan pour Danone

Sur les marchés européens, le tailleur britannique Burberry a chuté de 8,67% après l'annonce du départ prochain de son patron chez le chausseur italien Salvatore Ferragamo.

À l'inverse, Danone a survolé le CAC 40, prenant 2,19% en réaction au mot doux délivré par les analystes de J.P. Morgan. Ils passent à l'achat sur le spécialiste des produits laitiers, prévoyant une croissance de chiffre d'affaires de 3% à 5% en comparable d'ici 2025.

Degroof Petercam a ajusté le tir sur Inclusio

Sur le marché bruxellois, l'action AB InBev est restée coincée dans le rouge, abandonnant 1,62% à 62,06 euros. Les analystes de KBC Securities s'inquiètent de la nouvelle interdiction de vente d'alcool en Afrique du Sud en raison de la remontée des contaminations au Covid-19.

Degroof Petercam relève son objectif de cours pour la SIR Inclusio.

C'est la troisième interdiction temporaire cette année sur le territoire sud-africain, un de ses six plus gros marchés. Les analystes maintiennent néanmoins leur recommandation d'achat pour AB InBev, notant qu' à 21 fois les bénéfices attendus en 2022, la valorisation du brasseur est encore "attrayante".

Hors Bel 20, Inclusio (+0,23% à 21,45 euros), la SIR cotée à Bruxelles depuis décembre dernier, a réalisé une double acquisition dans le Hainaut pour 19,1 millions d'euros. L'opération, principalement financée par de la dette, représente environ 12% de la juste valeur totale du portefeuille. De quoi pousser les analystes de Degroof Petercam à relever leur objectif de cours de 1 euro pour passer de 22 à 23 euros.

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés