Les banques sous pression en Bourse (+ débriefing actions européennes)

©AFP

Les marchés européens ont à nouveau opté pour le verre à moitié plein malgré des chiffres sur le coronavirus qui ne faiblissent pas. Le secteur bancaire a été particulièrement malmené.

Les principaux indices actions en Europe ont globalement terminé en hausse ce lundi, aidés notamment par l'ouverture positive à Wall Street. "Les marchés européens se sont repris en fin de séance. C'est vraiment la montée des places américaines qui a redonné du peps à l'Europe", a indiqué auprès de l'AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France. "Mais il est prématuré de conclure que les marchés sont tout à fait rassurés."

Le DAX allemand a progressé de 1,90%, le Footsie britannique de 0,97% et le CAC 40 de 0,62%. L'indice paneuropéen Stoxx 600  a de son côté pris 1,28%, soutenu par les secteurs de la chimie (+3,90%), de l'énergie (+3,41%) et de la santé (+3,26%).

Le secteur bancaire européen (-3,11%) a une nouvelle fois souffert de l'effet conjugué de la récession, de la baisse des rendements obligataires et de l'encadrement de plus en plus strict du versement de dividendes par les autorités nationales et la Banque centrale européenne (BCE). Au sein du secteur, Natixis a signé la plus forte baisse (-10,66%), suivi par ABN Amro (-9,94%) et KBC (-9,28%).

À Londres, Easyjet a perdu 7,20%. La compagnie aérienne britannique à bas coût a annoncé avoir immobilisé la totalité de ses 330 avions et, illustrant l'impact de la pandémie de coronavirus sur le transport aérien, précise qu'elle n'a aucune visibilité sur le calendrier de reprise de ses vols. 4.000 salariés appartenant à la catégorie du personnel de cabine basés au Royaume-Uni seront mis en congé à partir de mercredi pour une durée de deux mois durant lesquels ils toucheront 80% de leur salaire.

L'action Juventus a bondi de 5,07% à la Bourse de Milan. Le club de football a décidé de réduire les salaires de ses joueurs et de son entraîneur de "mars à juin", pour cause de crise du coronavirus. Cette baisse des salaires aura "un impact positif de 90 millions d'euros sur l'exercice financier 2019/2020", ont estimé samedi les Bianconeri, leaders du championnat italien.

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