Les banques tanguent en Europe (Débriefing actions étrangères)

©AFP

Le secteur bancaire a eu du mal à aller de l'avant, les investisseurs se méfiant de dépréciations trop importantes dans les bilans des banques si la reprise tarde à pointer le bout de son nez.

Les marchés européens ont passé la majeure partie de la séance dans le rouge, attendant de connaître en milieu d'après-midi les chiffres du PIB américain, mais surtout le ton utilisé par les banquiers centraux lors la réunion en visioconférence qui remplace cette année le toujours très suivi séminaire de Jackson Hole.

Si le changement de cap sur l'inflation adopté par la Fed a permis à Wall Street de grimper vers les sommets, en Europe, la réaction était plus molle. Il faut dire que les actions du secteur bancaire européen étaient particulièrement attaquées. Les investisseurs s'inquiètent de possibles dépréciations importantes à venir si l'économie mondiale ne se remet pas en route vigoureusement et que les entreprises montrent des difficultés à rembourser leurs emprunts.

Le Stoxx 600 des banques a naturellement réalisé une des moins bonnes performances du jour avec pratiquement tous ses éléments dans le rouge. Parmi eux, les plus touchés étaient Santander (-1,09%), Commerzbank (-0,82%) ou encore ABN Amro (-0,54%). Depuis le premier janvier, l'indice sectoriel a effacé près de 35% et campe dans le fond de la classe européenne avec le secteur de l'énergie.

Autre secteur sensible à l'évolution des taux d'intérêts, l'immobilier a perdu des plumes aux quatre coins de l'Europe. Le groupe français Klepierre a abandonné 1,44% et son compatriote Covivio 1,01%.

Sur le marché parisien toujours, Bouygues (+1,25%) a étonné la cote avec une perte d'exploitation moins douloureuse qu'attendu, notamment grâce à ses activités dans les télécoms. Le groupe a signé une des plus fortes hausses d'un CAC 40 en repli de 0,64%.

À Londres (-0,13%) Rolls-Royce a glissé de 1,19% après avoir dévoilé une perte record de 5,4 milliards de livres au premier semestre et un plan de cessions d'actifs visant à renforcer son bilan.

Le numéro un mondial de la pub, WPP, a bondi de 6,47%. Il a décidé de procéder à la reprise d'un dividende après un deuxième trimestre moins mauvais qu'anticipé.

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