Les bourses coincées entre l'Opep+ et le coronavirus (débriefing actions européennes)

©REUTERS

Les marchés européens ont encore bu la tasse ce vendredi, plombés par les valeurs énergétiques. L'Opep n'est pas parvenue à rallier la Russie pour stabiliser les prix du pétrole.

Les principaux indices actions en Europe ont connu un nouveau vendredi noir, les investisseurs ayant été poussés à la prudence tant par la chute brutale des cours du pétrole que par la propagation de l'épidémie de coronavirus sur le sol américain. "Nous observons toujours une vaste fuite des investisseurs vers des valeurs sures", dit Jochen Stanzl, analyste chez CMC Markets.

Le DAX allemand a reculé de 3,37%, le Footsie britannique de 3,62% et le CAC 40 de 4,14%. L'indice paneuropéen a de son côté perdu 3,67%. Le secteur de l'énergie a été le plus malmené (-5,45%) en raison de l'absence d'accord entre l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés, dont la Russie. "Il y a un thème qui est venu s'ajouter à celui du coronavirus, c'est celui du pétrole, dont les cours aux Etats-Unis ont atteint un plus bas depuis août 2016" et depuis juin 2017 à Londres, a souligné auprès de l'AFP Alexandre Baradez, analyste chez IG France.

À Francfort, Lufthansa a cédé 0,22%. Les compagnies aériennes composant le groupe allemand vont réduire leurs capacités de moitié dans les prochaines semaines en raison de l'épidémie de coronavirus. "Cette mesure est destinée à limiter les conséquences financières de la chute de la demande", a expliqué Lufthansa. En début de semaine, le groupe envisageai de ne réduire que de 25% au maximum ses capacités de court et moyen courrier.

Le titre Infineon a pour sa part trébuché de -5,45%. Selon les informations de l'agence Bloomberg, le projet de reprise par le fabricant allemand de semi-conducteurs de son concurrent américain Cypress pour environ 9 milliards d'euros est menacé, une autorité américaine de surveillance des investissements de l'étranger ayant recommandé au Président Donald Trump de rejeter cette acquisition. Infineon et Cypress ont des clients chinois, dont Huawei Technologies. Or les responsables américains sont très sensibles aux offres permettant aux Chinois de mettre la main sur une technologie américaine de pointe.

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