Publicité
Publicité

Les bourses mondiales méconnues: Moscou (2/8)

©Photo News

De Gazprom à Yandex et des sanctions occidentales aux marchés internationaux, la Bourse de Moscou cultive les paradoxes.

La Bourse de Moscou ou Moscow Exchange (MoEx) est née de la fusion en 2011 du MICEX et du RTS, les deux plus importants marchés du pays créés dans les années 1990. Elle est elle-même cotée sous le symbole MOEX depuis 2013. Au niveau international, l’indice de référence de la Bourse de Moscou est l’indice RTS en dollars alors que ces locaux privilégient son homologue en roubles, le MOEX Russia (anciennement MICEX). Dans les deux cas, l’indice rassemble (au maximum) les 50 principales valeurs cotées.

Gazprom et Lukoil

40%
La part approximative du secteur des hydrocarbures dans l'indice de la Bourse de Moscou.

Le secteur énergétique demeure prépondérant sur la Bourse de Moscou avec notamment le géant Gazprom, contrôlé par l’État russe et représentant 35 % des approvisionnements en gaz de l’Union européenne. Derrière on retrouve entre autres les producteurs de pétrole Lukoil et Rosneft (contrôlé par l’État) ainsi que le producteur de gaz indépendant Novatek. Au total, le secteur des hydrocarbures représente ainsi approximativement 40% de l’indice.

Métaux industriels et précieux

L’industrie minière est aussi prépondérante avec Nolrisk Nickel, premier producteur mondial de palladium et de nickel, Rusal, troisième producteur mondial d’aluminium, Polymetal, important producteur d’or et surtout d’argent, ou Polyus, quatrième producteur mondial d’or et surtout propriétaire des plus grandes réserves d’or (104 millions d’onces). Le sidérurgiste NLMK est aussi bien connu chez nous, ayant racheté les sites de Clabecq et La Louvière.

Yandex et mail.ru

Si la dépendance de l’indice RTS aux cours des matières premières est évidente, le baromètre de la Bourse de Moscou connaît aussi la fièvre technologique.

Si la dépendance de l’indice RTS aux cours des matières premières est évidente, le baromètre de la Bourse de Moscou connaît aussi la fièvre technologique. L’année dernière, le portail web mail.ru (messagerie, réseaux sociaux…), la firme de recrutement en ligne Headhunter et l’entreprise d’e-commerce Ozon ont rejoint Yandex, surnommé le Google chinois, au sein de l’indice phare. Globalement, le secteur technologique a ainsi une pondération d’environ 10%, comme les indices paneuropéens, mais très loin de Wall Street.

Comment y investir?

La Bourse de Moscou étant peu accessible, de nombreuses entreprises russes sont cotées sur les marchés occidentaux. Citons notamment Gazprom, Nolrisk Nickel, Polymetal, Polyus (Londres), Yandex, Ozon ou Headhunter (New York).

Du côté des fonds indiciels, vous avez le choix entre plusieurs ETF de notamment iShares ou Lyxor sur l’indice MSCI Russia qui ne compte que 25 valeurs et une forte concentration sectorielle: 46% pour l’énergie, 21% pour les financières dont surtout Sberbank et 18% pour les matériaux de base.

En bref

  • Quand? La Bourse de Moscou existe depuis 2011, mais un marché boursier existait déjà à Saint-Pétersbourg en 1816. Son indice de référence est le RTS en dollars et le MOEX Russia en roubles.
  • Combien? Environ 350 sociétés pour une capitalisation totale de plus de 800 milliards de dollars.
  • Entreprises connues? Les entreprises les plus connues sont Gazprom et Lukoil devant Yandex et mail.ru.

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés