Les marchés européens en plein doute (débriefing actions européennes)

©AFP

Les inquiétudes sur la reprise économique reviennent au premier plan. Les marchés européens ont battu en retraite à la lecture de statistiques indiquant un ralentissement de l'activité.

Après une ouverture dans le vert, les indices européens ont déchanté en apprenant que l'activité du secteur privé en zone euro est moins bonne que prévu. Le rebond économique des pays partageant la monnaie unique a montré des signes de faiblesses en août, en particulier dans les services, avec un ralentissement de la demande. Ce qui fait craindre une reprise moins robuste qu'espéré sur le Vieux Continent.

À Paris, le CAC 40 a cédé 0,30% à 4.896 points. L'indice vedette de la Bourse de Francfort était logé à la même enseigne (-0,51%). Londres, qui a mieux résisté avec des statistiques plus favorables que celles de ses voisins européens, a lâché 0,19% et reste au-dessus des 6.000 points, soit son niveau à l'ouverture des marchés lundi dernier.

La majorité des valeurs présentes dans l'indice regroupant les 50 plus grandes capitalisations en zone euro n'ont pas pris le moindre points ce vendredi.

La majorité des valeurs présentes dans l'indice regroupant les 50 plus grandes capitalisations en zone euro n'ont pas pris le moindre points ce vendredi.

Les banques ont particulièrement souffert. BNP Paribas a abandonné 1,65% et sa concurrente Société Générale a glissé de 1,98%. Idem pour Deutsche Bank qui a perdu un peu plus de 1%.

Les constructeurs auto faisaient également la moue avec des replis marqués pour Peugeot (-2,05%), plus forte baisse à Paris, et pour Daimler (-1,98%), plus forte baisse à Francfort.

Au rayon des réjouissances, Accor a repris de la hauteur, gagnant 4,18% après l'avance engrangée la veille suite à des rumeurs annonçant un partenariat avec un rival britannique. Les titres des opérateurs de centres commerciaux, également en première ligne dans la crise, ont poursuivi leur remontée à l'image d'Unibail-Rodamco-Westfield qui a pris 2,32%.

À Amsterdam, Adyen a plongé de 3,69%. Plusieurs cadres du spécialiste néerlandais des paiements ont vendu chacun 15% de leur participation.

Enfin, Bayer (-0,58%) a mis 1,35 milliard d'euros pour clore à l'amiable environ 90% des quelque 39.000 procédures judiciaires en cours aux États-Unis mettant en cause son dispositif contraceptif Essure.

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