Les marchés européens grippés (Débriefing actions étrangères)

©Bloomberg

Hormis la Bourse de Londres, les principales places boursières européennes ont terminé la semaine sur une fausse note. Les investisseurs craignent un retour en force des mesures de confinement sur le Vieux Continent.

Les inquiétudes sur l'évolution de la crise sanitaire et sur les perspectives économiques ont miné les marchés boursiers européens ce vendredi, ponctuant une semaine où le rouge a dominé les échanges.

Le CAC 40 a reculé de 0,69% ce vendredi et le Dax a fondu de 1,09%. Londres a fait preuve de plus de résistance avec un FTSE 100 en positif de 0,34%. Le Stoxx 600 affiche en clôture un recul hebdomadaire de près de 4%.

Les valeurs bancaires, dont l'indice Stoxx sectoriel a touché un plus bas historique en cours de séance, ont été une nouvelle fois victimes du mouvement de frayeur qui agite les investisseurs.

À Paris, le titre Lagardère a grimpé de 32,28% à 20,12 euros au lendemain de l'annonce d'une prise de participation de Bernard Arnault au capital de l'entreprise, en pleine bataille entre actionnaires.

Comme souvent ces dernières semaines, le secteur touristique et les compagnies aériennes, largement touchés par la pandémie, ont vu leurs actionnaires prendre la poudre d'escampette. Lufthansa a plongé de 3,27% à 7,05 euros et son concurrent Air France-KLM (-1,92%) a poursuivi son exploration de territoires encore jamais visités en passant sous les 3 euros pour la première fois de son histoire boursière.

Le fabricant automobile allemand BMW (-2,61% à 59,00 euros) s'est vu imposer une amende de 18 millions d'euros par le gendarme boursier américain, la SEC, pour avoir artificiellement gonflé ses ventes dans le but de séduire des investisseurs.

À la Bourse de Stockholm, Electrolux a gagné 2,90%. Le spécialiste suédois de l'électroménager songe à réintroduire un dividende alors que ses résultats et son flux de trésorerie se sont améliorés au troisième trimestre.

Sur le marché londonien, les valeurs pétrolières ont affiché de timides gains. Le secteur a été sous pression ses derniers jours du fait de prix du pétrole affaiblis par une demande plombée par la crise sanitaire. BP a pris 0,39% alors que le cours de son action a été divisé par deux depuis le début de l'année.

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