Les marchés européens jouent les équilibristes (débriefing actions étrangères)

©EPA

Une série de bonnes nouvelles sur les vaccins a permis aux indices européens d'aller de l'avant. Avant que les indicateurs PMI ne poussent les investisseurs à la prudence.

Les marchés européens ont terminé sur une note prudente ce lundi, les investisseurs faisant le tri entre l'annonce du candidat-vaccin d'AstraZeneca et les premiers résultats des enquêtes mensuelles PMI d'IHS Markit qui ont confirmé un risque de récession en zone euro pour le dernier trimestre de l'année.

"La raison pour laquelle les marchés ne se sont pas emballés c'est qu'il s'agit de la troisième annonce de vaccin et dans une certaine mesure les résultats sont déjà intégrés", explique Craig Erlam, analyste chez Oanda.

À Paris, le CAC 40 a reculé de 0,07%. Même tendance avec le Dax allemand qui a lâché de 0,08%. À Londres, le FTSE 100 (-0,28%) a également eu du mal à décoller.

Parmi les quelques secteurs en hausse, on retrouve principalement des valeurs cycliques comme celles liées à l'énergie (+3,10%) ou aux matières premières (+1,72%). À l'inverse, des compartiments plus défensifs comme celui de la santé (-1,07%) et celui des télécoms (-1,05%) ont été délaissés.

AstraZeneca a perdu 3,81% malgré les annonces concernant son vaccin, certains analystes jugeant décevante l'efficacité annoncée de celui-ci. Le titre avait en outre déjà pris plus de 40% depuis fin octobre.

Les espoirs placés dans les vaccins ont permis aux valeurs liées au tourisme de grimper. Air France-KLM a grossi de 5,37% et son concurrent le groupe aérien IAG , propriétaire notamment de British Airways et Iberia, a pris 5,48%. Même constat chez les hôteliers: InterContinental Hotels a avancé de 1,62% et Accor de 2,99%.

Dans le secteur bancaire, Crédit Agricole a récolté 4,07% après l'annonce du rachat par sa filiale italienne de Credito Valtellinese (Creval). Ce dernier a bondi de 23,73%.

Danone (-3,16%), dont les ventes sont malmenées depuis le début de la crise, veut supprimer jusqu'à 2.000 postes dans ses sièges en France et à l'étranger afin de "simplifier" son organisation et renouer avec la croissance. Cette annonce a refroidi la cote.

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