Les marchés européens peu inspirés en l'absence de Wall Street (débriefing actions étrangères)

©Bloomberg

L'Europe des marchés a terminé proche de l'équilibre une séance sans relief. Les volumes étaient réduits par la fermeture de Wall Street pour Thanksgiving.

En l'absence des investisseurs américains au repos pour la Thanksgiving, les marchés européens ont longtemps tourné autour de l'équilibre dans une séance où, comme à l'accoutumée, les volumes et la volatilité étaient réduits.

Les indices sont finalement restés proches de l'équilibre. Le CAC 40 a lâché 0,08% et le Dax 0,02%.

Le marché londonien, pénalisé notamment par le repli de l'or noir, a reculé de 0,44%. La Bourse d'Amsterdam a pu compter sur la bonne performance de la biotech Galapagos pour progresser de 0,16%. L'indice AEX évolue à présent au-dessus des 607 points, soit à 3% de son pic de l'année.

-70%
De volume sur le stoxx 600
Les échanges sur le Stoxx 600 Europe représentaient ce jeudi environ 30% de leur moyenne quotidienne depuis un mois. Un déficit s'expliquant en grande partie par la fermeture de Wall Street.

À Paris, la nouvelle commande de train à hydrogène d'Alstom n'a pas réjoui la cote.
Le constructeur ferroviaire français a remporté un premier contrat de 160 millions d'euros en Italie pour fournir six trains régionaux à hydrogène. Son titre a été freiné de 1,14%.

Rémy Cointreau a abandonné 1,79% malgré des prévisions optimistes, le groupe de spiritueux annonçant une "vraie reprise" au second semestre de son exercice décalé.

Europcar Mobility Group a trouvé un terrain d'entente avec ses créanciers. Un accord de principe sur la restructuration de sa lourde dette est sur la table. De quoi faire monter le titre du loueur de voitures de 2,09% à 1,17 euro.

Les valeurs technologiques européennes étaient très en vue après le nouveau record inscrit par le Nasdaq la veille. STMicroelectronics (+1,78%) et Atos (+1,03%) ont ainsi fini dans le haut du tableau du CAC 40.

Le pétrole fait une pause

A la baisse, le secteur européen du pétrole et du gaz s'est replié en même temps que les cours du baril. Total a lâché 1,09%. Idem pour les concurrentes cotées à Londres, BP et Shell qui ont reculé de 1,55% et 0,50%. Après quatre séances de progression, le prix du pétrole a repris son souffle. Il est encore en course pour afficher la meilleure performance mensuelle de son histoire grâce aux progrès sur les vaccins qui pourraient mettre fin à la pandémie et relancer la demande de carburant.

Il y avait en revanche beaucoup de volatilité sur le titre d'Astrazeneca (-0,67%). Un article du Financial Times pointe des doutes sur la manière dont le laboratoire pharmaceutique et l'université d'Oxford ont mené leurs essais cliniques sur le vaccin contre le Covid-19.

En Allemagne, où le moral des consommateurs accuse le coup des restrictions imposées avec la deuxième vague de contaminations, les valeurs immobilières comme Vonovia (+0,78%) et Deutsche Wohnen (+0,69%), étaient recherchés.

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