Les marchés restent zen après le statu quo de la BCE

Pour Christine Lagarde, la présidente de la BCE, un débat sur la fin du mécanisme de soutien de la BCE est actuellement prématuré. ©Martin Lamberts/ECB/dpa

Soutenus par des résultats dépassant les attentes, les indices européens ont gardé leur tempo haussier et ont peu réagi aux annonces de la BCE. Au sein du Bel 20, Umicore a fait des étincelles.

Les marchés européens ont confirmé ce jeudi leur rebond de la veille, évoluant tout au long de la séance dans le vert. Les annonces très accommodantes de la BCE, largement anticipées par la cote, n'ont pas fait trembler les marchés.

À l'issue de la réunion du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, les gardiens de l'euro ont opté pour un statu quo monétaire, ne modifiant pas d'un iota leur panoplie d'outils anti-crise. Un retrait du soutien monétaire dépendra des données et non d'un calendrier défini, a ainsi clarifié la présidente de l'institution de Francfort, Christine Lagarde.

La présidente de la BCE a, comme prévu, fourni peu d'indications au marché, pointent les analystes, qui attendent désormais la réunion de juin, au cours de laquelle la banque centrale actualisera ses prévisions économiques.

4.000
Points
Grâce à la franche montée d'Umicore, le Bel 20 est revenu pointer son nez au-dessus du cap symbolique des 4.000 points.

Les résultats d'entreprise ont encore une fois fait la pluie et le beau temps sur le marché des actions. Exemple à Bruxelles, où Umicore a survolé le Bel 20 avec un gain de 5,35%. Le spécialiste des métaux non ferreux a connu un premier trimestre de feu et s’attend à une année 2021 "exceptionnelle".

Grâce aux étincelles d'Umicore, l'indice bruxellois est repassé au-dessus des 4.000 points, un niveau symbolique retrouvé lundi dernier après plus d'un an de disette.

Biocartis confirme ses prévisions

La banque KBC (+1,34% à 62,04 euros) était dans le bon wagon. Goldman Sachs a relevé son objectif de cours à 76 euros contre 69 euros précédemment avec une recommandation qui reste fixée à "acheter".

Hausse également pour le brasseur AB InBev (+1,54%), qui a vu son titre grossir de plus de 10% depuis un mois.

Pernod Ricard et Hermès ont profité de la bonne tenue de leurs ventes en Asie au cours du trimestre écoulé.

Hors Bel 20, Biocartis  a grimpé de 5,76% dans la foulée de ses résultats trimestriels. Spécialisée dans les diagnostics via son mini-labo Idylla, l'entreprise malinoise a vu les volumes de ses cartouches de test grimper de 70% au premier trimestre 2021. Ce qui lui permet en outre de confirmer ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice en cours.

L'optimisme était également de mise chez Sipef (+3,04%). Sauf effets climatiques exceptionnels, le spécialiste de l'huile de palme devrait atteindre ses prévisions annuelles de progression de 10% de sa production.

Hermès dans la lumière

Les grands indices européens ont gagné des points. Le DAX de la Bourse de Francfort a glané 0,60% et le FTSE 100 a pris 0,31%.

À Paris, le luxe, incarné par des ventes d'Hermès (+2,05%) dépassant à la fois les attentes et leur niveau d'avant la crise sanitaire, a une nouvelle fois soutenu le CAC 40 après les bons chiffres présentés la veille par Kering . L'indice parisien a gagné 0,91% pour pratiquement retrouver son niveau du début de la semaine.

Les résultats d'entreprise ont encore une fois fait la pluie et le beau temps sur le marché des actions.

Pernod Ricard était également bien en vue. L'action du producteur de spiritueux a avancé de 1,27% après l'annonce d'un rebond de son chiffre d'affaires de plus de 12% au troisième trimestre de son exercice décalé. Là aussi, la performance s'appuie sur un net regain des ventes sur le continent asiatique.

Orange (-1,62%) et Renault (-1,33%) ont aussi présenté leurs chiffres trimestriels. Des chiffres en légère baisse qui ont été boudés par les investisseurs.

Notons aussi le repli marqué de Credit Suisse (-2,21%). La banque va prendre des mesures pour renforcer ses fonds propres après avoir essuyé plusieurs milliards de dollars de pertes liées à l'effondrement du fonds spéculatif américain Archegos.

À la clôture des marchés européens, Wall Street évoluait sans direction. Les indices américains ont démarré dans le rouge, malgré de bonnes statistiques, notamment sur le front de l'emploi.

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