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Les sociétés européennes se ruent à Wall Street cette année

Nyxoah fait partie des sociétés européennes à s'être fait coter à Wall Street cette année. ©Kristof Vadino

Cela fait vingt ans qu'il n'y a plus eu autant d'entreprises européennes à entrer en bourse à Wall Street. Elles sont attirées par la promesse d’une meilleure valorisation.

Wall Street fait rêver de nombreuses sociétés européennes. Celles qui sont entrées en bourse à New York cette année ont levé 9,5 milliards de dollars depuis janvier, selon les données de Bloomberg, un plus haut depuis 2000. 

"Les valorisations aux États-Unis sont généralement plus élevées (...)."
Gavin Launder
Legal & General Investment Management

Les entreprises européennes, comme leurs consœurs chinoises, sont attirées par un plus grand groupe d’investisseurs, mais aussi par la promesse d’une meilleure valorisation que sur leur marché domestique.

Ce qui plaît à Wall Street

"Les valorisations aux États-Unis sont généralement plus élevées, en particulier pour les entreprises technologiques non rentables ou jeunes", souligne  Gavin Launder, gestionnaire de fonds chez Legal & General Investment Management. Il note également qu'il y a plus d'analystes et d'investisseurs spécialisés à New York.

Le bond vertigineux de certaines sociétés, en particulier technologiques, lors de leur première séance et la propension qu'ont les investisseurs américains à dépenser plus, attirent aussi les entreprises.

Des introductions à venir

Parmi les derniers candidats européens à viser Wall Street, l’équipementier sportif, On Holding, sponsor, notamment, du champion de tennis Roger Federer, a indiqué qu’il se ferait coter à New York.

En Europe, les bourses se mobilisent pour que les sociétés européennes n'aillent pas se faire coter ailleurs.

Argo Blockchain, une société britannique de minage de cryptomonnaies, a déposé un dossier le 20 août dernier pour une introduction en bourse aux États-Unis.

Wise, une société de service de paiements basée à Londres, prévoit d’introduire des American depository receipt (ADR). Le flux ne semble pas vouloir se tarir.

Les bourses européennes se mobilisent

Pourtant, en Europe, les bourses se mobilisent pour que les sociétés européennes n'aillent pas se faire coter ailleurs. Celle de Londres milite pour un changement des réglementations pour faciliter la vie des sociétés cotées.

En Allemagne, certains partis politiques ont plaidé pour la création d’une bourse pour les start-ups. Même en Belgique, le président d’Euronext Bruxelles appelle le gouvernement à revoir la fiscalité pour favoriser l’investissement dans les sociétés de moins d’un milliard d’euros de capitalisation boursière.

Pas un franc succès pour Nyxoah

Du côté des sociétés belges,  la medtech Nyxoah est la dernière en date à avoir choisi une cotation sur le Nasdaq, après s’être introduite sur Euronext Bruxelles. Le 2 juillet dernier, elle a fait ses débuts sur la bourse électronique américaine, mais depuis lors, elle a vécu des séances très volatiles et évolue sous son prix d’introduction de 30 dollars.

Elle connaît le même sort que la société suédoise spécialisée dans le lait d’avoine Oatly, qui connait aussi un parcours en dent de scie en bourse.

En bref

  • Les sociétés européennes se sont ruées sur Wall Street pour s'y faire coter cette année.
  • Il faut remonter au début des années 2000 pour retrouver un tel niveau de capitaux levés par les entreprises européennes à New York.
  • La promesse d'une meilleure valorisation et un plus grand groupe d'analystes et d'investisseurs les attirent.
  • Nyxoah est la dernière société belge à s'être fait coter sur le Nasdaq.

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