Les valeurs du luxe sous pression (+débriefing actions européennes)

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Les mesures visant à enrayer la résurgence des contaminations ont conduit les investisseurs à jouer la carte de la prudence. LVMH et Moncler ont déçu.

La prudence reste de mise sur les marchés européens. Alors qu'au début du mois, les hausses dominaient dans l'espoir de voir les économies continuer à se redresser, la tendance est désormais aux préoccupations au sujet des conséquences des nouvelles mesures adoptées pour endiguer la recrudescence de la propagation du coronavirus. Les investisseurs ont retrouvé les réflexes du début de la pandémie: les secteurs de l'alimentation et des boissons, de l'immobilier et de la santé, qui sont considérés comme plus résistants à la crise sanitaire, ont progressé, tandis que des valeurs plus sensibles à la dégradation de la conjoncture ont subi des dégagements.

Les principaux indices boursiers européens ont fini en sens divers. A Paris, le Cac 40 a perdu 0,22%. A Francfort, le Dax a cédé 0,03%. A Londres, le FTSE 100 a gagné 0,40%. L'indice britannique a bénéficié de la résistance des actions d'entreprises de construction immobilière. Travis Perkins , qui est active dans ce créneau, a signalé avoir constaté une forte reprise de l'activité depuis juin.

La saison des résultats trimestriels des entreprises a continué à influencer les cours de bourse. Les groupes de luxe LVMH (-4,07%) et Moncler (-4,39%) ont déçu les attentes. Le groupe français a réduit ses coûts mais ses ventes ont diminué davantage. Le groupe italien a quant à lui subi une forte baisse de ses ventes en Italie. Dans la foulée, d'autres valeurs du luxe, comme Hermès (-2,19%) ont baissé.

Contre la tendance générale, Peugeot a grimpé de 2,42%. Le constructeurs automobile est parvenu à dégager un bénéfice au premier semestre et son patron, Carlos Tavares, anticipe un rebond sensible des ventes au deuxième semestre.

Malgré des résultats robustes au deuxième trimestre, Michelin a vu son action baisser de 0,90%. C'est dû aux prévisions de l'équipementier auto pour le reste de l'année: le groupe français dépeint les prochains mois comme très incertains.

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