Lufthansa reprend de la hauteur (Débriefing actions étrangères)

©Bloomberg

L'Europe boursière a terminé la séance de ce mercredi en progrès, mais sous ses plus hauts du jour après le passage de Wall Street en territoire négatif. Les investisseurs ont été refroidis par des PMI mitigés.

La Bourse de Londres a profité de la mollesse de la livre pour aller de l'avant ce mercredi. S'appuyant sur ses valeurs exportatrices, l'indice FTSE 100 a signé une hausse de 1,20%.

Le vert était également au rendez-vous sur les autres places boursières du Vieux Continent, mais les indicateurs du jour attestant d'une reprise moribonde en zone euro ont limité la progression des indices européens. Le CAC 40 termine sur un gain de 0,62%. La cote parisienne a encore beaucoup à rattraper après sa chute du début de semaine. Même topo à Francfort où le DAX s'est rapproché des 12.700 points grâce à une hausse de 0,39%.

Surfant sur le rebond de leurs concurrents américains, les valeurs technologiques européennes étaient très recherchées. À Paris, le groupe d'ingénierie et de technologie Alten (+9,43% à 76 euros) a récolté les fruits d'un très bon bulletin trimestriel. STMicroelectronics a pris 0,75% dans le sillage des performances réalisées la veille par l'indice technologique de Wall Street.

Siemens a reculé de 0,60% le jour de l'annonce de la prolongation pour cinq ans de son partenariat avec Atos (+1,32%) dans le cadre d'un contrat à 5 milliards d'euros portant sur la cybersécurité et le cloud.

Encore sous le choc mardi après la culbute de début de semaine, le secteur aéronautique a relancé son moteur, mais a sérieusement décroché en fin de séance. Sur le marché parisien, Airbus a grimpé jusqu'à 3% avant de clôturer sur un recul de 0,93%.

À Francfort, Lufthansa a pris 1,58%. Selon le journal Bild, le numéro un européen du transport aérien pourrait profiter d'un coup de pouce du gouvernement allemand. Ce dernier devrait repousser l'entrée en vigueur d'une réglementation prévoyant une quarantaine obligatoire de cinq jours pour les voyageurs en provenance de zones à risque. Elle était prévue initialement début octobre.

Enfin, à Londres, le producteur d'or Fresnillo (-5,75%) a été victime de la bonne humeur des investisseurs qui se détournent des actifs les moins risqués comme le métal jaune, lequel est plombé par ailleurs par la fermeté du dollar.

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