NN Group maintient l'AEX à flot (débriefing actions européennes)

Les marchés européens ont terminé sur une note plus ou moins stable ce jeudi, les investisseurs digérant les nombreux résultats d'entreprise et les dernières informations sur le coronavirus. Le retour à la croissance de NN Group a été vivement récompensé.

Les principaux indices actions en Europe ont clôturé dans le rouge ce jeudi, les investisseurs réagissant de manière épidermique à la moindre information sur le nouveau coronavirus (Covid-19). "Les informations venant de Chine sont assez anxiogènes ce qui génère de la prudence même si, globalement, le marché tient bien", a observé auprès de l'AFP Frédéric Rozier, gérant de portefeuille à Mirabaud France. La Chine a annoncé plus de 15.000 contaminations supplémentaires par le coronavirus. Un bond record dû à une nouvelle définition plus large des cas d'infection, dépeignant une épidémie plus grave que rapportée jusqu'à présent.

L'AEX néerlandais a gagné 0,02% tandis que le Dax allemand a reculé de 0,03%, le Cac 40 de 0,19% et le Footsie britannique de 1,09%. L'indice paneuropéen Stoxx 600 a lâché 0,02%, sous le poids des secteurs de l'alimentation (-0,52%), de l'automobile (-0,77%) et de l'énergie (-0,85%).

Côté valeurs individuelles, NN Group a signé la plus forte hausse en Europe (+10,81%) suite à la publication de ses résultats trimestriels. Le premier assureur néerlandais a enregistré un bénéfice net de 329 millions d'euros au cours des trois derniers mois de 2019, contre une perte de 533 millions un an auparavant. À l'époque, le groupe avait dû faire face à des coûts supplémentaires en raison de l'incorporation de Delta Lloyd Life. NN Group versera un dividende de 2,16 euros par action et lancera en mars un nouveau programme de rachat d'actions pour environ 250 millions d'euros.

La banque Commerzbank (+8,94%) a dégagé l'an dernier un résultat avant impôt et frais de restructuration de 1,26 milliard d'euros, en progression de 2% sur un an malgré une hausse de la provision pour risque. Le chiffre d'affaires a légèrement augmenté à 8,64 milliards d'euros contre 8,57 milliards d'euros un an plus tôt. "Si nous continuons à faire de tels progrès, je vois une rentabilité plus élevée pour 2023 que nous ne l'espérions" courant 2019, s'est réjoui le patron de la banque, Martin Zielke.

À Londres, Centrica a dégringolé de 15,29%. Le fournisseur d'énergie, qui possède British Gas, a dévoilé une perte nette de plus de 1 milliard de livres en 2019, plombé par le plafonnement des tarifs et le recul des prix du gaz naturel.

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