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Novartis s'illumine grâce à un résultat positif

Le géant pharmaceutique suisse Novartis a profité de résultats positifs sur son traitement Kisqali. ©REUTERS

Novartis a bondi en bourse après les résultats positifs de son traitement contre le cancer du sein. L'action a tiré le secteur de la santé ce lundi, parmi les plus fortes hausses du Stoxx 600.

Les annonces positives se multiplient dans le secteur de la santé. Une semaine après Sanofi et son traitement contre la bronchite du fumeur, c'est au tour de Novartis d'indiquer des résultats encourageants avec le Kisqali, sa molécule contre le cancer du sein. Le laboratoire suisse a révélé que son traitement réduit le risque de récidive chez les femmes diagnostiquées à un stade précoce de la maladie.

"Les résultats de l'étude clinique montrent un bénéfice pour une population importante et présentent un potentiel commercial plus grand que le traitement de Eli Lilly."

Peter Welford
Analyste chez Jefferies
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L'action du groupe a bondi de 7,71% après cette information et a tiré le secteur de la santé en Europe. Chez Jefferies, l'analyste Peter Welford estime que le Kisqali offre une opportunité de revenu de 6 milliards de dollars pour Novartis, et une hausse de 2 à 4% du bénéfice par action de la société. "Les résultats de l'étude clinique montrent un bénéfice pour une population importante et présentent un potentiel commercial plus grand que le traitement de Eli Lilly" indique-t-il. Le médicament Verzenio de Eli Lilly a été homologué pour un traitement précoce pour les femmes présentant un risque élevé de récidive après une intervention chirurgicale.

Mark Purcell, analyste chez Morgan Stanley, arrive au même montant que Peter Welford, en répartissant les opportunités de revenu entre les patients à risque intermédiaire (4 milliards de dollars) et les patients à risque élevé (2 milliards de dollars).

Eric Le Berrigaud, analyste chez Stifel, remarque que l'annonce de Novartis sur le Kisqali arrive plus tôt que prévu. "L'information est publiée plus tôt que prévu et représente une excellente nouvelle pour le Kisqali" note-t-il.

Accalmie

"La confiance va graduellement remonter tant qu'il n'y a pas d'autres banques en difficulté."

Craig Erlam
Analyste chez Oanda

Le bond du secteur de la santé (+1,93%) s'est inscrit ce lundi dans un mouvement de hausse généralisé sur les marchés d'actions. La reprise de la banque régionale en faillite Silicon Valley Bank par First Citizens Bank a apporté un certain retour au calme chez les investisseurs. "Ce week-end, les autorités ont encore beaucoup travaillé. Une large portion de SVB a été vendue à First Citizens Bank, alors que la FDIC (Federal Deposit Insurance Corportion) continue à détenir des titres et d'autres actifs" note Craig Erlam, analyste chez Oanda. "Il faut surtout retenir que les différentes institutions en Europe et aux États-Unis continuent à montrer leur capacité et leur rapidité à répondre aux problèmes avant que ceux-ci ne s'aggravent" ajoute-t-il, en constatant que leurs actions tentent de ramener la confiance. "La confiance va graduellement remonter tant qu'il n'y a pas d'autres banques en difficulté".

Le Stoxx 600 a gagné 1,05%. Le CAC 40 a pris 0,9%, le Dax 1,14% et le FTSE 100 0,9%. Le Bel 20 a avancé de 1,02%, avec un gain de 1,4% pour KBC. La banque a profité du rebond de Deutsche Bank (+6,15%) ce lundi. Les sociétés immobilières Cofinimmo (+0,7%) et Aedifica (+0,41%) n'ont pas été affectées par la nouvelle chute du groupe de gestion des maisons de retraite Orpea (-8,97%).

L'action a chuté après l'annonce vendredi d'une procédure de sauvegarde accélérée dans le cadre d'un plan de restructuration qui devrait se traduire par une forte dilution pour les actionnaires actuels. Ce plan doit déboucher sur un changement d'actionnaire et l'effacement d'une partie de sa lourde dette, a précisé l'entreprise dans un communiqué.

50
%
Les analystes de Citigroup estiment que le secteur immobilier pourrait fort baisser dans les prochains mois.

La chute du titre n'a pas eu d'impact sur le secteur immobilier (+0,42%). Celui-ci est aussi resté indifférent à la note de Citigroup. La banque américaine pense que le compartiment pourrait baisser de 50% dans les prochains mois. En cause, une dette qui pèse de plus en plus lourd avec la hausse des taux d'intérêt et un effondrement de la valeur des biens immobiliers.

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