Plus forte baisse de l'année (débriefing actions européennes)

©BELGA

Les craintes liées au regain de tensions entre les Etats-Unis et la Chine ont affecté les secteurs sensibles à la conjoncture, ce qui a provoqué le plus fort recul des indices depuis le début décembre 2018.

Le retour fracassant de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine dans l’actualité a bousculé les indices boursiers européens ce vendredi. La crainte d’un nouveau ralentissement de la croissance économique mondiale à cause de l’augmentation des tarifs douaniers entre les deux pays a fait chuter les valeurs sensibles à la conjoncture, ce qui a plombé l’ensemble des indices boursiers, qui ont subi leur plus net revers depuis le 6 décembre. En clôture, le Cac 40  a fléchi de 3,57%, le Dax  s’est contracté de 3,11% et le FTSE 100  s’est amenuisé de 2,34%.

Les secteurs exposés à l’économie chinoise ont particulièrement souffert. Ainsi, dans le luxe, LVMH  a chuté de 5,46%, Richemont  s’est déprécié de 3,40% et Moncler  a abandonné 3,64%.

Adidas , qui a récemment investi en Chine pour doper sa croissance, a trébuché de 5,72%.

Les secteurs des matières premières et de l’automobile ont également fortement reculé.

Quelques résultats d’entreprises ont aussi influencé les cours. Royal Bank of Scotland  a chuté de 6,54%. La banque britannique a pourtant publié un bénéfice en nette hausse pour le deuxième trimestre. Mais ces bons chiffres proviennent principalement d’une baisse des coûts et des résultats de la banque d’investissement. Dans la banque de détail, RBS a souffert du ralentissement des prêts aux entreprises lié aux incertitudes sur le Brexit.

IAG  s'est envolé de 8,39%. Le groupe qui détient des compagnies aériennes British Airways et Iberia est parvenu à augmenter son chiffre d’affaires et à limiter la baisse de son résultat opérationnel, affecté par la hausse des prix des carburants. Dans l’ensemble, le groupe de transport aérien a limité les dégâts dans le contexte de la concurrence accrue des compagnies à bas coûts. Il envisage un bénéfice opérationnel stable pour l’ensemble de l’année.

BT  a chuté de 4,07%. L’opérateur télécom britannique a publié les résultats du premier trimestre, achevé le 30 juin, de son exercice décalé 2019-2020. Il fait état d’une baisse de 1% de son chiffre d’affaires. Son bénéfice a aussi diminué malgré les réductions de coûts réalisées en application d’un plan de réorganisation. La direction de BT a annoncé que le groupe voulait regagner des parts de marché en réduisant ses tarifs, une annonce qui n’a guère convaincu.

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