Que la Force soit avec Ubisoft (débriefing actions européennes)

©REUTERS

Séance nerveuse en Europe avant le coup d'envoi de la saison des résultats. Carrefour, cible d'une OPA amicale, a crevé l'écran alors qu'Ubisoft entre dans l'aventure Star Wars.

Malgré plusieurs franches incursions dans le rouge, les indices européens ont gagné du terrain ce mercredi excepté à Londres et à Bruxelles. L'humeur était à la prudence alors que plusieurs pays plaident pour un renforcement des mesures de confinement devant la progression des infections au Covid-19.

À la cloche, le CAC 40 (+0,21%), bien aidé par le bond de Carrefour, a limité la casse. Le Dax 30 a glané 0,11% alors que le FTSE de Londres a vu rouge (-0,13%). Le Stoxx 600 Europe a terminé sur un gain de 0,11%.

Les craintes d'une reprise moins vigoureuse qu'anticipé en Europe et le repli des rendements obligataires ont fait reculer les valeurs bancaires. ING a lâché 1,83% et Intesa Sanpaolo 0,46%.

Repli également pour le secteur auto après la belle virée de la veille. Peugeot (-0,62%), Renault (-2,93%) ou encore BMW (-1,03%) ont été la cible de prises de bénéfices.

Carrefour, star du jour. Le groupe de grande distribution a connu sa meilleure séance depuis plus de 30 ans avec un bond de 13,42%. Le premier distributeur français a été approché par le groupe canadien Alimentation Couche-Tard. Il envisage de mettre 20 euros par titre Carrefour sur la table, ce qui valorise sa proie à plus de 16 milliards d'euros. L'action Carrefour a terminé à 17,54 euros, un niveau qu'elle n'avait plus atteint depuis juillet 2019.

L'action Ubisoft a pris 5,46% après l'annonce en cours de séance par le groupe français de jeux vidéo d'un accord avec Lucasfilm Games pour créer un nouveau jeu inspiré de la saga "Star Wars".

L'autre gambade du jour est à mettre à l'actif de l'opérateur espagnol Telefonica. Son titre a gonflé de 9,67% en réaction à la vente des tours de sa filiale Telxius Telecom en Europe et en Amérique latine à American Tower Corporation. Une opération chiffrée à 7,7 milliards d'euros.

À la Bourse d'Amsterdam, Just Eat Takeaway (-4,14%), grand gagnant du confinement, a été boudé malgré l'annonce d'une augmentation de son chiffre d'affaires de 57% sur un an. La cote a sanctionné la baisse des marges dont a fait état le livreur de repas.

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