Réactions boursières contrastées aux pertes des pétrolières

A cause des dépréciations, Shell a perdu 18 milliards de dollars au deuxième trimestre. ©Bloomberg

Les groupes pétroliers européens sont tous frappés par la crise, mais leurs dividendes n'en subissent pas les mêmes effets. Les investisseurs ont fait le tri.

Les groupes pétroliers européens ont connu des fortunes diverses en bourse ce jeudi. À Paris, Total a limité son recul à 1,6% tandis qu'à Amsterdam, Royal Dutch Shell a chuté de 5,08% et à Milan, Eni a plongé de 7,04%. Les explications sont à trouver dans les résultats publiés par les trois sociétés, marquées par des pertes record.

Total a perdu 8,4 milliards de dollars au deuxième trimestre, durant lequel la faiblesse des prix pétroliers a miné la rentabilité des producteurs de brut. La chute des prix de l'or noir, mais aussi la transition énergétique ont poussé le groupe français à acter des dépréciations à hauteur de 8,1 milliards de dollars. Total a toutefois annoncé son intention de maintenir son dividende, ce qui a plu aux investisseurs.

Faible qualité

À cause des dépréciations, Shell a perdu 18 milliards de dollars au deuxième trimestre. Mais hors éléments exceptionnels, son résultat ajusté est positif, ce qui a agréablement surpris. Toutefois, ING estime que la qualité de ces résultats est faible car les profits proviennent surtout du raffinage et du négoce, où l'activité est peu stable. De plus, Shell devrait réduire ses coûts opérationnels de 10% et risque de devoir diminuer aussi ses investissements.

Eni est parvenu à limiter sa perte à 714 millions d'euros, alors que les analystes le voyaient perdre 1,1 milliard. Mais le groupe italien, très affecté par la demande en Italie, a dû réduire son dividende à 0,55 euro par action, contre 0,89 euro anticipé avant la crise. Une décision immédiatement sanctionnée en bourse.

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