Rebond des valeurs automobiles (débriefing actions européennes)

Le DAX a de nouveau franchi les 12.000 points. ©AFP

Les valeurs automobiles se sont distinguées grâce à un budget de relance possible pour le secteur en Allemagne.

Les Bourses européennes ont de nouveau terminé en hausse, évoluant à des plus hauts de près de trois mois, l'euphorie suscitée par la reprise de l'activité économique l'emportant sur la dégradation des relations entre les États-Unis et la Chine d'une part, sur les tensions sociales aux États-Unis d'autre part. 

À Paris, le CAC 40 a gagné 2,02%. À Londres, le FTSE 100 a pris 0,87% et à Francfort, le DAX a avancé de 3,75% et  a franchi les 12.000 points pour la première fois depuis le 5 mars. L'indice Euro Stoxx 50 s'est adjugé une hausse de 2,63%, et le Stoxx 600 de 1,57%, au plus haut depuis le 9 mars. 

Parmi les hausses emblématiques de la confiance accordée par les investisseurs aux perspectives de reprise de l'activité, le géant des centres commerciaux Unibail-Rodamco-Westfield a bondi de 9,35%, de loin la plus forte hausse du CAC 40, après des déclarations optimistes sur le retour des clients depuis les réouvertures des derniers jours. Le titre a également bénéficié des rachats de positions de ventes à découvert sur les valeurs foncières. Klépierre  (+13,39%) en aussi profité.

Les constructeurs automobiles allemands ont bénéficié de l'évocation d'un budget de cinq milliards d'euros dédié à une relance des ventes de voitures.  Volkswagen a gagné 5,74%, Daimler 7,73% et BMW 5,23%. Le compartiment automobile européen dans son ensemble a pris 3,82%, parmi les meilleures performances du jour.

Lufthansa a pris 3,41% après les nouveaux progrès de son plan de sauvetage de neuf milliards d'euros.

PostNL a pris 7,03% après l'annonce d'un accord avec son propre fonds de pension pour réduire de 100 millions d'euros les liquidités injectées dans celui-ci pour cette année.

Seadrill a perdu 14,97%. Le spécialiste norvégien des forages pétroliers en mer a fait part d'une dépréciation de 1,2 milliard de dollars sur la valeur de ses puits de forage et prévenu qu'il lui faudrait peut-être convertir une partie de ses 7,4 milliards de dollars de dette en actions pour assurer sa survie.

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés