Rebond terminé en Europe (+débriefing actions européennes)

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Les indices européens ont marqué le pas, faute d'accord à l'Eurogroupe sur les mesures à prendre pour faire face aux conséquences économiques du Covid-19.

Après deux séances de rebond, les bourses européennes ont repris leur souffle mercredi, sur fond de regain d'inquiétudes face à la propagation du coronavirus et dans un marché déçu par l'absence de décision de l'Eurogroupe. En effet, les ministres européens des Finances ne sont pas parvenus mardi à s'entendre sur une réponse économique commune face au coronavirus.

L'Euro Stoxx 50 a perdu 0,49% et l'indice DJ Stoxx 600 0,16%. Francfort a cédé 0,23% mais Amsterdam a grappillé 0,17% et Paris 0,10%.

Les avertissements sur résultats d'Heineken et Tesco ont alimenté la prudence.

Heineken a perdu 1,2%. En raison des mesures de confinement, le brasseur pense avoir vendu 4% de bières et d'autres boissons en moins au premier trimestre et il s'attend à ce que la situation empire au deuxième trimestre. Il a dès lors décidé de retirer ses prévisions pour l'exercice 2020. "La contraction organique attendue de 4% et une baisse du volume de bière de 2% pour le premier trimestre sont légèrement moins négatives que nos prévisions, mais les chiffres peuvent être temporairement soutenus par le comportement de thésaurisation des consommateurs. Nous anticipons une baisse du bénéfice opérationnel de 8,4%", a réagi Wim Host de KBC Securities.

À Londres, le distributeur Tesco a rétrogradé de 0,6% après avoir averti que la pandémie pourrait lui coûter 925 millions de livres sterling (1,05 milliard d'euros), en raison de la hausse des salaires et des coûts d'exploitation. Le détaillant a engagé 45.000 personnes ces deux dernières semaines pour faire face à la demande. Tesco a vu son chiffre d'affaires progresser de 30% au début du mois de mars, les acheteurs réagissant avec panique à la perspective d'un confinement.

ArcelorMittal a cédé 1,3%. L'agence de notation de crédit Fitch a abaissé le statut de crédit du groupe sidérurgique en dette spéculative en raison des conditions de marché difficiles dans l'industrie sidérurgique, suite à la pandémie.

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