Renault dérape, son alliance avec Nissan serait menacée (débriefing actions européennes)

©EPA

Les marchés européens ont démarré la semaine sur une note prudente. Les valeurs automobiles ont signé la plus forte baisse sectorielle, sous le poids de Renault. Son partenaire Nissan envisagerait de rompre leur alliance.

Les principaux indices actions en Europe ont clôturé en ordre dispersé ce lundi, les investisseurs adoptant une position prudente à la veille de la nouvelle saison des résultats à Wall Street et à deux jours de la signature de la phase I de l'accord commercial entre les États-Unis et la Chine. "La devise sur les marchés actions est 'attendre et boire du thé'", résume Timo Emden, analyste indépendant, auprès de l'AFP. 

Le CAC 40 a reculé de 0,02%, le DAX allemand de 0,24% tandis que le Footsie britannique a progressé de 0,39%. L'indice paneuropéen Stoxx 600   a pour sa part lâché 0,18%. Les secteurs plus défensifs comme les "utilities" (+0,34%) et l'immobilier (+0,33%) ont tenté de soutenir la tendance. Mais le net repli des valeurs automobiles (-0,93%) n'a pas pu être compensé.

Au niveau des valeurs individuelles, Renault (-2,82%) a signé la plus forte baisse du CAC 40. Selon les informations du Financial Times et Bloomberg, des dirigeants de Nissan Motor ont examiné la possibilité de rompre leur alliance avec Renault SA alors que les relations avec leur partenaire français sont devenues dysfonctionnelles après l'éviction de l'ancien patron Carlos Ghosn. La firme nippone explore depuis l'année passée les avantages et les inconvénients du maintien de l'alliance, en particulier en ce qui concerne l'ingénierie et le partage de technologies. Face à ces rumeurs, Société générale a réagi en abaissant son objectif de cours pour Renault à 40 euros contre 50 euros précédemment.

Le titre Publicis a par contre bondi de 2,77% grâce à un changement de recommandation. Goldman Sachs est passé à l'achat sur la valeur. Son objectif de cours passe de 43 à 56 euros.

À Londres, Pennon a bondi de 7,10% et signé la plus forte hausse au sein du Stoxx 600. Selon le quotidien britannique The Telegraph, la société de capital-investissement KKR a proposé 4 milliards de livres pour son unité de gestion des déchets Viridor. Pour mémoire, cette activité – valorisée à 3,5 milliards de livres par Citigroup – a représenté 53% du chiffre d'affaires de Pennon en 2019. Le groupe d'infrastructures avait annoncé en septembre dernier qu'il procéderait à un examen complet de son orientation stratégique, de ses options de croissance et de sa politique d'allocation de capital.

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