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Retour à la réalité pour les marchés (+débriefing actions européennes)

©REUTERS

Les bourses européennes ont piqué du nez ce mercredi, sous le poids de mauvaises statistiques aux États-Unis notamment. Le secteur bancaire a concentré les plus fortes baisses du jour.

Après plusieurs séances de rebond consécutives, les principaux indices actions sont repassés dans le rouge ce mercredi. Des indicateurs économiques et des résultats de société en chute libre sont venus rappeler aux investisseurs la brutalité de la crise en cours. "La majeure partie des gains engrangés par les actions européennes depuis la mi-mars étaient alimentés par les plans de sauvetage et, plus récemment, par la stabilisation du rythme des infections, mais les traders doivent désormais affronter la perspective d'une crise économique douloureuse" explique David Maden, analyste de CMC Markets.

Le Footsie britannique a reculé de 3,34%, le Cac 40 de 3,76% et le Dax allemand de 3,9%. L'indice Stoxx 600 a de son côté perdu 3,25%.

Le titre ASML a lâché 3,19% à la Bourse d'Amsterdam. Le spécialiste néerlandais des équipements de fabrication de semi-conducteurs a fait état d'un bénéfice au premier trimestre inférieur aux attentes des analystes, à 391 millions d'euros contre 1,13 milliard au quatrième trimestre 2019. Si le groupe ne fait pas de prévision pour le trimestre en cours, il indique cependant que la demande reste forte.

L'équipementier sportif Adidas (-4,71%) a indiqué mardi soir avoir obtenu l'accord du gouvernement allemand pour un prêt d'urgence de 3 milliards d'euros. En échange, il s'est engagé à ne pas verser de dividende. Le groupe a par ailleurs déclaré qu'il était trop tôt pour présenter des prévisions annuelles.

À Paris, Lagardère a grimpé de 4,11% en dépit des pressions d'Amber Capital. Le fonds activiste a de nouveau appelé les actionnaires à soutenir sa proposition de renouveler totalement le conseil de surveillance de Lagardère lors de la prochaine assemblée générale prévue le 5 mai. Amber Capital juge "urgent" de modifier la gouvernance du groupe, caractérisée selon lui par un manque d'indépendance des administrateurs, des conflits d'intérêts empêchant une bonne allocation des ressources et de la destruction de valeur.

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