Retour de l'effet Trump (débriefing actions européennes)

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Il a suffi d'un tweet. Comme seul Donald Trump sait le faire, il a fait bondir les marchés grâce à une déclaration sur les réseaux sociaux. Les secteurs cycliques ont été particulièrement recherchés. À Paris, LVMH a fait état de résultats meilleurs que prévu.

Les principaux indices boursiers ont clôturé en nette hausse ce jeudi en Europe, largement portés entre les espoirs d'une avancée dans les  négociations entre les États-Unis et la Chine. Le président américain Donald Trump a annoncé sur Twitter son intention de rencontrer le vice-Premier ministre chinois ce vendredi à la Maison-Blanche. Le CAC 40 a progressé de 1,27%, le DAX allemand de 0,58% et le Footsie britannique de 0,28%. De son côté, l'indice paneuropéen Stoxx 600 a pris 0,65%.

La prudence reste toutefois de mise, selon Andrea Tuéni (Saxo Banque), dans la mesure où "nous avons eu énormément de nouvelles contradictoires depuis mercredi au sujet de ce dossier commercial sur lequel on a soufflé le chaud et le froid". C'est pourquoi "nous risquons d'avoir des sursauts dans un sens ou dans un autre jusqu'à vendredi en fonction de l'actualité qui sortira de ces discussions", a-t-il estimé.

À Amsterdam, l'indice AEX (+0,46%) est resté à la traîne sous le poids de Philips (-8,76%). Le fabricant néerlandais de produits de santé a annoncé qu'il lui serait impossible d'atteindre son objectif d'amélioration de marge pour 2019 en raison de l'impact négatif de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Il prévoit désormais que sa marge brute d'exploitation (marge d'ebita) augmentera cette année de 10 à 20 points de base, alors qu'il visait initialement une hausse de 100 points. 

Le titre LVMH a bondi de 5,56% à la Bourse de Paris, signant la plus forte hausse du CAC 40. Le propriétaire de 70 marques dont Louis Vuitton, Dior, Bulgari ou Sephora, a fait état mercredi soir d'une croissance de ses ventes bien meilleure qu'attendu au troisième trimestre. Elles ont atteint 13,3 milliards d'euros de juillet à septembre, soit une croissance de 17%. Hors effets de change et à périmètre comparable, la croissance des ventes s'est élevée à 11%, contre 9% espéré par les analystes. Dans son sillage, Kering a gagné 4,20% et Hermès 1,28%.

La banque Deutsche Bank a vu son action gagner 2,70% à Francfort. Selon le Financial Times, le régulateur bancaire américain a abandonné sa proposition de soumettre les succursales locales de banques étrangères à de nouvelles règles en matière de liquidité.

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